Retour sur

Retour sur la troisième édition du séminaire "Santé, souffrance, institutions"

Après avoir exploré la santé, la souffrance et leurs enjeux éthiques, la troisième année du séminaire a interrogé l’accompagnement des personnes souffrantes au sein des institutions de soin. Une réflexion pluridisciplinaire pour penser, au-delà de la douleur, la place de l’humain, du sens et du bien commun.

Georges de la Tour, Job raillé par sa femme, via Yorck Project Georges de la Tour, Job raillé par sa femme, via Yorck Project / Wikimedia Commons


Lieu de recherche et de dialogue interdisciplinaire, l’École de Santé-Humanité et Soins de l'Institut Catholique de Paris a mené, durant trois années, un cycle de séminaires consacré aux enjeux de la santé et de la souffrance, et de leur place dans notre société

 
Après une première année consacrée aux dimensions existentielles et ontologiques de la santé et de la souffrance au sein des institutions, puis une deuxième année centrée sur les enjeux éthiques soulevés par le cri de l’homme souffrant, ce dernier volet a proposé une réflexion sur l’accompagnement de l’homme qui souffre au sein des institutions soignantes.
 
À travers un dialogue entre philosophie, droit, médecine et sciences humaines, il a permis d’explorer les conditions d’un accompagnement attentif à la vulnérabilité, à la dignité et à l’humanité de chacun.


1# Quand l’héroïsme remplace la politique

Héros, saints, soignants exemplaires… Ces figures incarnent des vertus admirables. Mais que se passe-t-il lorsque la société s’en remet à ces individus pour pallier ses propres manques ? 
 
Cette première séance a exploré la tension entre responsabilité individuelle et engagement collectif, à travers les regards croisés d’Alexandre Scaggion, Vice-Recteur à la Stratégie et au Développement académiques, ICP, et de Chantal Delsol, Professeur des universités en philosophie, Académie des sciences morales et politiques.
 
 

2# Politique face à la souffrance 

Institutions, lois fondatrices, dispositifs d’accompagnement… autant d’outils créés pour répondre à la souffrance humaine. Mais que se passe-t-il lorsque la société attend du politique qu’il fasse disparaître cette souffrance elle-même ?
 
Cette deuxième séance a interrogé la place du politique face à la souffrance humaine, à travers les regards croisés de Flora Bastiani, Maîtresse de conférences, Université de Toulouse 2 Jean Jaurès et Aline Cheynet de Beaupré, Professeur de droit privé, Université d'Orléans.

 

#3 La recherche du bien commun à partir de l’accompagnement de la souffrance

Et si l’expérience universelle de la souffrance devenait un levier pour repenser le bien commun ?  
Cette troisième séance a interrogé la manière dont l’expérience de la souffrance et de son accompagnement peut contribuer à redonner sens à la Cité et au bien commun, y compris dans la réflexion politique et médicale. 

Avec Rozenn le Berre, Maîtresse de conférence en philosophie, Université Catholique de Lille et Giulio De Ligio, Maître de conférences, Faculté de Droit, économie, gestion et responsable de la recherche du Département de Science politique, Université Catholique de l'Ouest.

#4 Santé publique et décision politique

 
La santé publique est-elle devenue un nouvel impératif politique ? Entre décisions scientifiques, modélisation technique et gestion des crises, cette séance a questionné le risque d’une santé érigée en idéologie, au détriment des libertés et de l’attention à l’homme souffrant.
 
Cette quatrième séance a interrogé la manière dont la santé publique, érigée en impératif politique et technique, peut infléchir la décision politique, au risque de s’éloigner de l’homme vivant et souffrant et de justifier une restriction des libertés.
 
Avec Laurent Chambaud, membre du CCNE, et Marie-Caroline Arretto, Professeure extraordinaire en Droit public, Faculté de Sciences sociales d’Économie et de Droit, ICP.

#5 La médecine palliative – centrée sur la personne : réponse à la crise de sens hospitalière ?

Face à la crise que traverse l’hôpital, les soins palliatifs semblent préserver une attention singulière à la personne et au sens du soin. Cette séance a interrogé leurs spécificités et leurs ressources : peuvent-ils offrir une réponse à la crise de sens que connaissent aujourd’hui les institutions hospitalières ?
 
Cette cinquième séance a interrogé la place singulière de la médecine palliative dans un contexte de crise hospitalière.
 
À travers les regards croisés de Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs et vice-présidente de la SFAP, et de Blandine Humbert, Maîtresse de conférences en philosophie et directrice de l’École de Santé de l’ICP, la séance explorera les ressources propres à cette approche du soin.
 

 

#6 Politique et religieux, politique et spirituel : citoyens avant d’être croyants ?

Lorsque l’homme souffre, les frontières entre engagement citoyen, convictions religieuses et quête spirituelle deviennent plus visibles.
Le croyant agit-il d’abord comme citoyen ou au nom de sa foi ?
 
Cette sixième séance s’est intéressée aux liens entre le politique, le religieux et le spirituel lorsque l’on aborde la question de la souffrance humaine.
  
À travers les interventions de Bernard Bourdin, directeur du 3e cycle et de la recherche de la Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit de l’ICP, et de Benjamin Guérin, poète et directeur artistique du festival des Sources Poétiques, la séance a proposé un dialogue entre réflexion politique, philosophie et expérience artistique.
 


 
Publié le 3 juillet 2026 Mis à jour le 8 juillet 2026

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