Séminaire
Paris, Visioconférence
11 mai 2026, de 16h00 à 18h00

#6 Politique et religieux, politique et spirituel : citoyens avant d’être croyants ?

Lorsque l’homme souffre, les frontières entre engagement citoyen, convictions religieuses et quête spirituelle deviennent plus visibles. Cette séance interroge les relations entre politique, religieux et spirituel : le croyant agit-il d’abord comme citoyen ou au nom de sa foi ?

Benjamin Guérin
Poète et directeur artistique du Festival des Sources Poétiques
Il développe un travail à la croisée de la création poétique, de la réflexion spirituelle et de l’expérience artistique, interrogeant notamment la place de la parole poétique face aux questions existentielles contemporaines.
Bernard Bourdin
Docteur en histoire des religions (Paris IV) ; en théologie (ICP) ; en philosophie (Université de Poitiers et ICP).
Il est Directeur du 3e cycle et de la recherche de la Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit de l’ICP. Ses travaux portent sur les relations entre religion, politique et modernité.
Rendre à César ce qui est à César - Wikimedia Commons / Library of Congress

Politique et religieux, politique et spirituel : citoyens avant d’être croyants ?

L’École de Santé – Humanités et Soins propose un séminaire en six séances, le lundi de 16h à 18h, ouvert à tous, afin d’explorer les relations entre santé, souffrance et institutions.

Cette sixième séance de l’édition 2025-2026 s’intéressera aux liens entre le politique, le religieux et le spirituel lorsque l’on aborde la question de la souffrance humaine.
 
À travers les interventions de Bernard Bourdin, directeur du 3e cycle et de la recherche de la Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit de l’ICP, et de Benjamin Guérin, poète et directeur artistique du festival des Sources Poétiques, la séance proposera un dialogue entre réflexion politique, philosophie et expérience artistique.

Quels sont les liens entre le politique et le religieux lorsque l’on parle de l’homme souffrant ? En quoi l’institution accompagne-t-elle le politique ? Le croyant est-il un citoyen comme les autres ? Lorsque le croyant s’engage pour accompagner la souffrance, le fait-il uniquement au nom de sa foi ? La foi irrigue-t-elle l’engagement politique ? Peut- on accompagner la détresse existentielle ?


Penser la souffrance humaine

Selon l’OMS, la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social. Elle ne consiste donc pas uniquement en une absence de maladie ou d’infirmité. Cette définition de la santé est globale, totale. L’on retrouve un héritage antique : la recherche de l’ataraxie (l’absence de trouble) des stoïciens ou des épicuriens qui nous conduirait au bonheur. La santé deviendrait alors la condition sine qua non pour devenir heureux. Mais si elle est un fait total de bien être, comment intégrer dès lors la question de la souffrance dans l’expérience humaine ?
 

S’il existe un consensus large pour désormais penser que la douleur mérite d’être soulagée au maximum des moyens d’analgésie que nous possédons, la question de la souffrance semble plus difficile à traiter. La souffrance n’est pas la douleur, nous enseignait philosophe Paul Ricœur. La souffrance est à la frontière entre le corps et l’âme : nexus où tout semble s’entremêler. La souffrance ajoute à la douleur la question du sens, de la liberté de l’homme et de sa condition humaine. Elle oblige à poser la question de l’intelligence face à l’absurde.
 
La première année a permis de travailler la question existentielle et ontologique de la santé et de la souffrance, accompagnée dans des institutions. La deuxième année a réfléchi sur l’éthique qu’engage le cri de l’homme souffrant. Notre troisième année cherche à initier une réflexion sur l’accompagnement de l’homme qui souffre au sein des institutions soignantes.
Lieu(x) :
  • Paris
  • Visioconférence
Publié le 11 mars 2026 Mis à jour le 17 mars 2026

A lire aussi