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De Paris à Rome : deux ans de master au service du patrimoine chrétien

Lancé il y a deux ans, le master Histoire de l’art : Gestion et valorisation du patrimoine chrétien de l’ICP fête ses premiers diplômés. Stages professionnalisants, journée d’étude organisée de A à Z par les étudiants, et surtout un voyage marquant à Rome : retour sur les temps forts de ces deux années.

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Une première promotion déjà professionnalisée

La directrice du master, Élisabeth Ruchaud, est très fière du bilan très positif de ces deux premières années de ce master très spécifique : « Les étudiants se sont montrés particulièrement motivés et investis dans cette formation encore jeune, s’appropriant rapidement ses exigences et ses spécificités. Cet engagement s’est notamment traduit par la qualité des stages réalisés tout au long de l’année, au sein de structures variées : DRAC, musées, galeries, associations du patrimoine ».
  
« Ces immersions leur ont permis de se confronter concrètement aux réalités du terrain et de développer des compétences opérationnelles, en lien direct avec les attentes du secteur. Des expériences de terrain qui confirment un besoin réel : les professionnels attendent des étudiants formés spécifiquement aux enjeux du patrimoine chrétien ». Élisabeth Ruchaud, directrice de la formation
  
Brigitte, diplômée du master Histoire de l'art : Gestion et valorisation du patrimoine chrétien en 2026, nous partage son expérience : « J'ai eu la chance d'effectuer un stage à la Conservation régionale des Monuments historiques (CRMH) de la DRAC Île-de-France. J'étais chargée de la valorisation culturelle des monuments historiques de la région et référente numérique du service. Cette expérience m'a donné goût à la découverte des différents modes de valorisation du patrimoine au sein d'une institution publique. »

Des profils variés, des débouchés multiples

Le master attire principalement des historiens de l'art, mais aussi des historiens et des étudiants venus d'autres horizons : humanités, philosophie ou encore théologie.
   
À l'issue de la formation, les parcours se dessinent dans plusieurs directions : médiation culturelle, marché de l'art, ou encore préparation des concours de la fonction publique pour rejoindre les Monuments historiques ou les Directions régionales des affaires culturelles. L'un des étudiants de cette première promotion poursuit quant à lui en thèse à l’université Paris 1.

« Le sacré en vitrine » : une journée d'étude organisée par les étudiants

Parmi les temps forts de ces deux années, Élisabeth Ruchaud retient tout particulièrement la journée d'étude organisée en décembre 2025 par les étudiants de deuxième année, consacrée au thème « Le sacré en vitrine ». Les étudiants s'étaient emparés du sujet de A en Z : définition de la thématique, organisation de la rencontre, prise de contact avec les intervenants. Un exercice exigeant qu’ils sont parvenus à mener à terme avec succès.
  
Thomas, également diplômé en 2026, nous explique son rôle dans l'organisation de cette journée : « J'étais chargé de la coordination du projet et j'ai donc participé à toutes les étapes de préparation de l'événement. Cette expérience m'a permis de développer mes compétences en gestion de projet, en coordination d'équipe et en communication. J'ai appris à organiser un événement scientifique, à travailler avec des interlocuteurs variés et à respecter des délais tout en assurant la cohérence de l'ensemble du projet. »

Rome, point d'orgue de la formation

C'est sans doute l'expérience la plus marquante de ces deux années : dans le cadre d'un partenariat avec les Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette, les étudiants de première et deuxième année ont passé une semaine à Rome, logés à la Trinité-des-Monts.
  
Au programme : la découverte de la gestion du patrimoine en Italie, la visite des basiliques majeures, l'exploration de la stratification archéologique romaine, ainsi que la visite des églises des Pieux établissements dans des conditions exceptionnelles. Pouvoir profiter en tête à tête des Caravage de Saint-Louis-des-Français restera pour beaucoup l'un des moments forts du séjour. Pour certains étudiants, ce voyage était tout simplement leur première découverte de Rome.
  
Thomas ajoute : « Ce voyage d'étude à Rome a constitué l'un des moments les plus marquants de mon parcours universitaire. Ce séjour m'a permis de donner une dimension concrète aux connaissances acquises durant mon cursus. Observer directement des œuvres et des monuments étudiés en cours a profondément enrichi ma compréhension de leur contexte historique, artistique et patrimonial. »
  

La formation entend désormais pérenniser cette expérience : l'objectif est d'intégrer ce voyage dans le parcours de tous les étudiants dans les prochaines promotions.
  
L’ICP tient à remercier chaleureusement les Pieux établissements pour leur accueil, et en particulier le père Renaud Escande, administrateur, et Ciro Gifuni, chargé des collections, pour leur disponibilité et leur accompagnement tout au long du séjour.

Bienvenue dans le réseau Alumni de l’ICP

Cette première promotion s’apprête désormais à rejoindre le réseau Alumni de l’ICP, un espace privilégié pour entretenir les liens entre diplômés, partager des opportunités professionnelles et accompagner les débuts de carrière. L’intégration à ce réseau marque une nouvelle étape : celle de l’inscription durable des diplômés dans une communauté active, au croisement du monde académique et des milieux professionnels du patrimoine.
 
Un autre moment fort est déjà attendu : la remise des diplômes de cette toute première promotion, qui viendra clore ce cycle initial du master et ouvrir, pour ses diplômés, une nouvelle phase de leur parcours.
  
   
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Publié le 24 septembre 2026 Mis à jour le 24 septembre 2026

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