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MAEI : se former à l’action éducative internationale à l’ICP

Fabrice Deroissart, responsable pédagogique du Master Action éducative internationale et interculturelle de l’ICP, présente une formation au croisement des sciences de l’éducation et des sciences sociales, tournée vers l’engagement, l’interculturel et l’action de terrain.

FD ICP

Quelle est la singularité du Master Action éducative internationale et interculturelle dans le paysage des formations en éducation ?

C'est un master qui s’inscrit dans un projet particulier qui est celui du Projet Éducatif Lasallien – c’est d’ailleurs pour cela que le Master Action éducative internationale et interculturelle (MAEI) est coordonné par le Centre Universitaire Jean-Baptiste de La Salle. Ce projet inscrit dans son axe principal la volonté d’être « avec et pour les jeunes » et c’est ce que nous essayons de mettre en œuvre. Le master s’intéresse ainsi aux questions éducatives mais plutôt que d’adopter l’approche des enseignants, nous nous situons plutôt, sur les politiques éducatives et la gestion de projet. Une formation qui est au croisement des sciences de l’éducation et des sciences sociales.

À quels profils d’étudiants s’adresse prioritairement ce master et quelles qualités recherchez-vous chez les candidats ?  

Les profils d’étudiants inscrits au master sont assez variés et c’est ce qui fait la richesse de nos promotions. Certains sortent de licence – généralement plutôt en sciences humaines – et choisissent ce master parce qu’il leur permet d’approfondir leurs connaissances tout en développant des compétences professionnelles. D’autres reviennent aux études après un parcours professionnels, souvent dans le champ de l’éducation spécialisée, pour développer le champ de la gestion de projet, par exemple. Chaque année, un certain nombre d’étudiants étrangers s’inscrivent aussi à cette formation, ce qui enrichit sa dimension interculturelle.

Comment la dimension internationale et interculturelle se traduit-elle concrètement dans le parcours de formation ?

La dimension internationale et interculturelle passe d’abord par les enseignements. Des enseignants universitaires interviennent, entre autres, sur des questions telles que les politiques éducatives internationales, les droits de l’homme, la compréhension sociologique des questions éducatives… Parallèlement, beaucoup d’intervenants sont issus du monde professionnel et dispensent des contenus appuyés sur leurs pratiques de terrain, notamment dans le cadre d’ONG ou de structures internationales. Chaque année du master est également marquée par un stage de 3 mois où les étudiants sont invités à mettre en œuvre les compétences acquises en France ou à l’étranger, dans des structures qui portent la question de l’éducation. À ce titre, l’inscription au réseau La Salle permet une ouverture vers des partenaires dans 80 pays du monde.

Dans un contexte international marqué par les tensions culturelles et éducatives, en quoi ce master forme-t-il des professionnels capables d’agir concrètement sur le terrain ?

Notre objectif est de formé des professionnels capables de prendre de la distance dans un contexte tendu. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs cours sont centrés sur une meilleure compréhension de soi et de nos propres schémas de pensée. Ensuite, il s’agit de donner des grilles de lectures claires sur les situations en apportant des connaissances précises ancrées dans la méthodologie universitaire pour dépasser le champ de l’opinion. Dans le même mouvement, les étudiants s’essaient à la recherche universitaire en produisant, en première comme en deuxième année, un mémoire de recherche qui peut ouvrir, le cas échéant, sur un doctorat.

Quels types de trajectoires professionnelles illustrent le mieux l’esprit et l’ambition de ce master, en France comme à l’international ?

Pour beaucoup, nos étudiants rejoignent des structures associatives tant en France qu’à l’international. Les approches variées proposées durant le master ouvrent aussi bien sur des métiers de terrain que sur de l’opérationnel. En termes de thématiques, la majorité de nos étudiants s’orientent vers l’accompagnement des publics vulnérables, mais certains optent également pour des carrières à dimension plus culturelle, par exemple.

Que diriez-vous à un étudiant qui hésite à candidater à ce master ?

Je lui dirais que c’est un master qui s’adresse à des étudiants curieux et qui portent le souci du bien-commun. Je lui dirais également que nous essayons d’y mettre en œuvre une atmosphère qui nous permet d’être proche des problématiques de nos étudiants et qu’il existe, au sein des promotions de MAEI, un esprit de solidarité qui représente bien la formation. Surtout, je lui dirais que c’est une formation qui fait sens et qui aspire à changer le monde de demain.

Publié le 9 mars 2026 Mis à jour le 17 mars 2026

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