Portrait

À la rencontre de Claire Lucarelli Le Jouan, nouvelle directrice du cycle de licence de la Faculté d'Education et de Formation

De l’histoire de l’art aux sciences de l’éducation, son parcours l’a conduite à rejoindre la FacEF de l’ICP comme maîtresse de conférences et directrice du cycle de licence. Claire revient sur son parcours, ses missions et les enjeux de la formation des futurs professionnels de l’éducation.

CL ICP

Parlez-nous de votre parcours en quelques étapes clés

Historienne de l’art de formation, j’ai d’abord travaillé dans le secteur culturel, au Conseil général d’Eure-et-Loir puis à la Mairie de Paris, avant de rejoindre l’enseignement supérieur, notamment à l’Université de Savoie Mont-Blanc et à l’Institut Français de l’Éducation de l’ENS de Lyon. Cette immersion dans le champ de la recherche en éducation m’a conduite à entreprendre, en 2020, une thèse en Sciences de l’éducation et de la formation à l’Université Lumière Lyon 2, soutenue en 2024. Après une expérience d’ATER (Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche) à l’Université de Caen Normandie, j’ai donc rejoint la Faculté d’Éducation et de Formation de l’ICP comme Maîtresse de conférences et Directrice du cycle de Licence.

En quoi le projet de la Faculté d'Éducation et de Formation de l'ICP vous a t-il attiré ?

De nombreux aspects m’ont attirée : l’ouverture internationale de l’ICP, ses valeurs humanistes, la qualité de l’accompagnement proposé aux étudiants. Mais si je devais retenir un aspect propre à l’éducation, ce serait l’ambition portée par le Centre d’Études, d’Innovation et de Formation. J’y retrouve une dynamique qui résonne fortement avec mes propres travaux de recherche sur l’inclusion : celle de créer une véritable communauté d’accueil et d’études, capable d’accompagner chacun vers son excellence, dans un environnement ouvert sur les problématiques contemporaines.

En outre, j’ai été sensible à la dynamique de développement de la Faculté, portée par l’ouverture de nouveaux campus et d’antennes (à Reims, à Rouen, à Tours et à Cergy-Pontoise), qui témoigne d’une volonté d’implantation en phase avec les attentes et les besoins spécifiques des écoles dans ces territoires.

Vous prenez la direction du cycle de licence : quelles sont vos principales missions et responsabilités ?

Il s’agira, pour moi, de veiller à une véritable cohérence inter-campus : garantir l’homogénéité des maquettes pédagogiques et des exigences académiques d’un site à l’autre, tout en favorisant les échanges entre équipes enseignantes implantées sur des territoires différents. Cette coordination devra néanmoins composer avec les spécificités de chaque implantation, afin que chaque campus puisse s’ancrer dans son environnement local, en tissant des partenariats avec les acteurs éducatifs, associatifs et institutionnels de son territoire, sans pour autant fragmenter l’identité pédagogique commune de la Licence.

Quels sont les premiers sujets ou enjeux auxquels vous souhaitez être attentive ?

Mon expérience dans plusieurs universités m’a rendue particulièrement attentive à l’orientation et à l’insertion professionnelles des étudiants, qui doivent, selon moi, être pensées dès les années de licence. Cet enjeu est particulièrement central pour les étudiants qui se destinent au professorat des écoles, et trouve naturellement sa place au sein de la Licence Professorat des écoles proposée par la Faculté.

Il s’agit de les préparer progressivement au concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE), tout en leur donnant une connaissance fine et concrète du métier d’enseignant, de ses réalités quotidiennes et de ses exigences. Une double préparation, à la fois académique et professionnalisante, essentielle pour que les étudiants abordent le concours avec des repères solides dans le métier et une compréhension approfondie de ses enjeux.

À quels grands enjeux les professionnels de l’éducation doivent-ils aujourd’hui répondre ?

Les professionnels de l’éducation évoluent aujourd’hui dans un contexte de mutations rapides (sociales, culturelles et numériques) qui les conduit à repenser régulièrement leurs pratiques et à s’adapter à la diversité croissante des publics qu’ils accompagnent. Mes recherches, notamment sur les projets socio-éducatifs, m’ont convaincue que, face à ces transformations, les professionnels doivent développer une véritable posture réflexive, qui leur permette à la fois d’adapter leurs pratiques, d’inventer de nouveaux savoir-faire pédagogiques et de penser l’école comme un acteur à part entière de son territoire.

C’est pourquoi il me semble essentiel que la formation prépare les étudiants à cette capacité d’adaptation et de réflexion. Elle doit articuler solidement les savoirs théoriques avec une confrontation concrète aux réalités du terrain, à travers les stages, les études de cas ou les rencontres avec des professionnels. Cette articulation entre connaissances, expérience et réflexivité me paraît essentielle pour former des professionnels capables de comprendre les transformations de leur environnement et d’y répondre de manière pertinente.

Quel rôle la Faculté d'Éducation et de Formation peut-elle jouer dans la formation des futurs professionnels de l'éducation ?

La FacEF a un rôle important à jouer en proposant un accompagnement de proximité, qui permet de suivre chaque étudiant dans la construction de son projet universitaire et professionnel. C’est aussi une faculté qui peut, par ses périodes de stage et son ouverture disciplinaire, préparer les étudiants à travailler avec des publics et des contextes variés.

Publié le 18 septembre 2026 Mis à jour le 23 septembre 2026

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