Antonin est en troisième année de licence d'Histoire, parcours Histoire - Géographie : Sociétés et Enjeux géopolitiques sur le campus de Reims de l'ICP. Il répond à nos questions sur son parcours et ses choix d'orientation.
Pouvez-vous nous présenter votre parcours avant d’intégrer l’ICP ?
Mon parcours est quelque peu atypique. J'ai suivi une formation de trois ans en bac professionnel Systèmes Numériques au lycée Saint-Jean-Baptiste de la Salle de Reims. À l'issue de ces trois années, j'ai réalisé que ce domaine ne correspondait pas à ma vocation. J'ai alors décidé de me tourner vers l'une de mes passions de longue date : l'histoire et la politique. C'est cette envie de réorientation qui m'a naturellement conduit vers l'ICP.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir l’ICP campus de Reims ?
En sortant du bac professionnel, mon quotidien était surtout fait de réparations de systèmes frigorifiques et de projecteurs pour les spectacles, un univers bien éloigné des sciences humaines. Pour réussir ce changement de cap,
j'avais besoin d'un encadrement solide et d'une université reconnue pour son sérieux, capable de m'ouvrir de réelles perspectives d'avenir. C'est pour cette raison que l'ICP s'est imposé comme mon premier choix. Aujourd'hui, au terme de ces trois années, c'est une décision que je ne regrette absolument pas.
Pourquoi avoir choisi d'intégrer la licence Histoire - Géographie ?
J'ai toujours nourri une passion pour l'histoire et la politique, et cette licence me permettait justement d'allier les deux. Durant ces trois années,
j'ai pu étudier les différents régimes politiques à travers les siècles ainsi que de grands faits historiques, souvent en lien étroit avec la politique, ce qui m'a permis de considérablement enrichir mes connaissances. Par ailleurs,
je souhaitais une formation pluridisciplinaire car, comme beaucoup d'étudiants au moment de la transition entre le lycée et l'université, je n'avais pas encore de projet professionnel pleinement défini. Opter pour une licence pluridisciplinaire me semblait donc être le choix le plus judicieux : celui de ne pas me spécialiser trop tôt, tout en gardant un maximum d'options ouvertes pour le choix du master, et en me laissant la possibilité de faire évoluer mon projet professionnel au fil du temps.
Comment décririez-vous cette formation ?
D'un point de vue personnel, je décrirais cette licence comme une formation exigeante, qui demande du sérieux et un vrai investissement personnel. Mais c'est précisément cette rigueur qui en fait sa valeur : à l'issue de ces trois ans, on en ressort avec des connaissances solides dans des domaines très variés. Au-delà des savoirs académiques, la formation développe également des compétences essentielles pour la vie professionnelle. Elle m'a notamment permis de gagner en aisance à l'oral, grâce aux nombreux projets et exposés jalonnant la licence, mais aussi d'affûter mon esprit de recherche, à travers des travaux nécessitant une méthodologie rigoureuse
et une capacité d'analyse approfondie. C'est une licence qui forge autant le caractère que les compétences, et qui constitue une excellente préparation pour la suite du parcours.
Avez-vous rencontré des difficultés durant ces trois années ?
Comme tout étudiant, j'ai traversé des moments de difficulté au cours de ma licence, notamment les passages à vide de motivation ou les doutes sur sa capacité à réussir, que beaucoup connaissent. Mais ma principale difficulté a été d'ordre structurel : passer d'un univers entièrement manuel et technique, où je réparais des systèmes frigorifiques et des vidéoprojecteurs, à un environnement universitaire exigeant des commentaires de texte, des projets de recherche, des prises de parole à l'oral, ou encore un engagement dans une association étudiante. J'étais très loin d'être préparé à tout cela en arrivant à l'ICP. Il m'a fallu un bon semestre pour me remettre à niveau !
Que retenez-vous de votre stage ?
Mon stage a été une expérience à la fois enrichissante et exceptionnelle.
J'ai eu la chance de l'effectuer auprès d'un député à l'Assemblée nationale, où j'ai pu pendant près d'un mois plonger au cœur du monde politique et découvrir le fonctionnement d'une institution aussi importante que prestigieuse. Ce fut l'occasion de percevoir les réalités d'un univers finalement assez méconnu du grand public. Ce choix n'était pas le fruit du hasard : j'ai toujours été attiré par la sphère politique et l'idée d'effectuer mon stage au sein d'une institution de cette envergure me tenait particulièrement à cœur.
J'ai eu cette opportunité notamment grâce à mon engagement associatif, puisqu'en troisième année de licence, j'étais président d'Assembl'ICP, une association de simulation parlementaire. Ce stage m'a ainsi permis de donner une dimension concrète et pratique à ce que je vivais au sein de l'association. Je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement le député qui m'a accueilli et fait confiance pour cette expérience.
Quels sont vos projets après cette licence ?
Pour la suite, deux grandes voies s'offrent à moi. La première serait de
rejoindre l'armée de l'air en tant qu'Officier, une perspective qui m'attire depuis un moment. La seconde serait de
poursuivre dans le domaine de la politique et des relations internationales, à travers des masters auxquels j'ai candidaté, notamment en politiques publiques à la Sorbonne, en sciences politiques à Strasbourg, ou encore en diplomatie globale à l'Université catholique de l'Ouest. Sur le plan professionnel, je me verrais bien évoluer au sein d'une commission de l'Assemblée nationale, ou encore comme négociateur au sein d'une délégation française à l'ONU ou à l'OMC. Deux chemins très différents, mais qui reflètent tous les deux qui je suis et ce qui me passionne.
Retrouvez le témoignage d'Antonin dans la vidéo du campus de Reims