Pourquoi avoir choisi le master Information-Communication de l’ICP après un BUT ?
Après un baccalauréat général avec les spécialités SES, mathématiques et HGGSP, j’ai intégré un BUT Information-Communication, parcours Publicité, à l’IUT Bordeaux Montaigne. Cette formation a marqué un tournant : elle a transformé mes études en une véritable passion, confirmant mon attrait pour ce domaine.
La phase de candidatures sur
MonMaster a été une étape stressante, mais
j’ai eu la chance de recevoir plusieurs propositions, dont celles de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’ICP. Après réflexion, j’ai choisi le
master Information - Communication : Écosystèmes médiatiques et transition numérique de l’ICP.
J’ai été particulièrement séduite par son approche professionnalisante, avec deux stages longs de six mois, et sa spécialisation dans les médias ouvrant sur de nombreux débouchés. Mais mon choix s’est concrétisé lors de l’entretien avec les directrices du master,
Lucie Raymond et
Bérénice Mariau.
Cet échange, à la fois humain et professionnel, m’a convaincu que cette formation correspondait parfaitement à mes aspirations.
Comment décririez-vous vos deux années de master à l’ICP ?
Ces deux années ont été marquées par un équilibre parfait entre théorie et pratique, grâce à l’intervention conjointe d’enseignants-chercheurs et de professionnels du secteur.
Parmi les cours qui m’ont le plus inspirée, celui de « Traitement et valorisation de l’information
», animé par
Angèle Marrey (autrice, réalisatrice et journaliste indépendante), a su allier théorie et applications concrètes.
Nous avons également bénéficié d’une formation au montage avec
Lola Bustraen (monteuse, réalisatrice et scénariste chez Tarmac Film),
une expérience qui a renforcé mes compétences techniques.
Le point d’orgue de la deuxième année a été la réalisation d’un projet média complet, de la conception à la production de contenus. Avec mon groupe, nous avons choisi de créer un média musical intitulé « Walkmen », en référence au walkman, avec pour ambition de faire découvrir de nouveaux artistes à ces publics.
Ce projet, aujourd’hui intégré à mon portfolio, illustre la synthèse des compétences acquises tout au long du master.
En parallèle,
j’ai mené un projet de recherche sur un sujet qui me tient à cœur : le cinéma. Mon mémoire, intitulé « Cinéma engagé et médiatisation des luttes : quand les récompenses de cinéma deviennent des relais de luttes sociales et politiques », a été encadré par
Lucie Raymond, dont l’accompagnement a été essentiel tout au long de ce travail.
J’y analyse notamment le rôle des cérémonies de remise de prix (Cannes, César) comme plateformes de visibilité pour les causes politiques et sociales, l’engagement (ou non) des artistes, le
soft power de ces événements et l’évolution des discours avec l’essor d’Internet.
À travers mes recherches, j’ai pris conscience de l’importance des médias et des liens étroits entre politique et création artistique. J’ai compris que nos choix culturels sont en partie orientés par les festivals et les médias. Cette réflexion m’a aussi permis d’observer l’évolution des modes de prescription du cinéma, aujourd’hui largement influencés par les réseaux sociaux, où des plateformes comme TikTok concurrencent la presse traditionnelle dans les recommandations de films.
Vous avez effectué deux stages longs à France Télévisions : pouvez-vous nous en parler ?
J’ai réalisé deux stages au sein du service Marketing éditorial à la Croissance des offres de France Télévisions – Numérique. Notre objectif principal était de valoriser la plateforme via les réseaux sociaux et les supports numériques, en collaboration étroite avec les équipes éditoriales.
Mes missions, polyvalentes et créatives, consistaient à concevoir des visuels variés pour les réseaux sociaux, tels que des carrousels thématiques, des bannières, des vignettes YouTube ou encore des visuels CRM, à partir des briefs des différents pôles (documentaire, cinéma ou divertissement, etc.).
J’ai également participé à la production de vidéos, en réalisant l’animation de titres ou en créant des éléments graphiques pour des événements majeurs comme les Victoires de la musique.
Ces stages m’ont donné l’opportunité de contribuer à plusieurs temps forts de France Télévisions, notamment le Festival de Cannes, Roland-Garros, le Tour de France, l’Eurovision, les Jeux olympiques d’hiver, ainsi qu’à des programmes récurrents comme
Un si grand soleil ou
Complément d’enquête.
Le travail autour des chartes graphiques a été particulièrement enrichissant.
J’ai notamment participé à la refonte de la charte des comptes réseaux sociaux de France Télévisions et réalisé plusieurs déclinaisons pour les comptes régionaux, comme pour le Printemps de Bourges ou les Francofolies.
Ces expériences m’ont permis de développer des compétences solides en création numérique et de maîtriser des outils professionnels comme la suite Adobe ou Figma.
En quoi votre formation à l’ICP vous a-t-elle aidée à aborder le monde professionnel avec confiance ?
Le master Information - Communication de l’ICP m’a offert une préparation optimale pour le monde professionnel grâce à son équilibre entre théorie et pratique. Les notions abordées en cours trouvaient immédiatement une application concrète en travaux dirigés ou dans les projets de groupe.
Cette approche m’a permis d’arriver en stage avec une méthode de travail déjà solide : plutôt que de me contenter d’observer, j’étais capable d’analyser les enjeux et de proposer des solutions concrètes.
Cette dynamique m’a non seulement rendu autonome, mais aussi rapidement opérationnelle en entreprise. Par ailleurs, les échanges réguliers avec des professionnels intervenant dans le master m’ont permis de m’imprégner des codes du monde du travail et de me sentir à l’aise dans un environnement professionnel dès mes premiers stages.
Quelles perspectives envisagez-vous aujourd’hui pour la suite de votre parcours ?
Mes deux stages à
France Télévisions ont
renforcé mon attachement à l’univers des médias, un secteur que je trouve à la fois stimulant et porteur de sens. Aujourd’hui,
je souhaite poursuivre dans cette voie, en me spécialisant davantage dans la direction artistique, un domaine qui allie créativité et stratégie.
À plus long terme, si l’opportunité se présente, j’envisage de me rapprocher du secteur du cinéma, qui représente pour moi une passion et un terrain d’expression privilégié.
Mon objectif est de mettre mes compétences en création visuelle et en stratégie de contenu au service de projets ambitieux, tout en continuant à me former et à m’adapter aux évolutions de ces industries.