Portrait

De la fascination pour la sorcière à la recherche à l’internationale : le parcours de Lola en master Histoire à l’ICP

Grâce au master Histoire : Circulation des savoirs et des croyances, Lola a mené un projet de recherche original sur la figure de la sorcière, tout en explorant les humanités numériques et l’ouverture internationale. Son semestre à Genève et son stage de fouilles en Toscane ont enrichi sa démarche de jeune chercheuse.

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Pourquoi avoir choisi le master Histoire : Circulation des savoirs et des croyances à l’ICP ?

Après avoir obtenu une licence en Histoire de l’art et archéologie, parcours Histoire, à l’ICP, j’ai souhaité poursuivre mes études dans ce domaine afin d’approfondir mes connaissances, en particulier sur les périodes antique et moderne.
  
Mon intérêt pour la figure de la sorcière, qui m’a toujours fascinée à travers ses diverses représentations dans la culture contemporaine, m’a conduite à rechercher un master de recherche me permettant d’en explorer les origines et les évolutions historiques.
  
Le master Histoire : Circulation des savoirs et des croyances s’est ainsi imposé comme un choix évident, car il m’offrait la possibilité de consacrer mon mémoire à l’étude des sorcières entre l’Antiquité et la Renaissance.
  
J’ai également été séduite par l’approche pluridisciplinaire et moderne de cette formation, à la croisée de l’histoire, de l’histoire de l’art et de l’archéologie, et par l’écoute et la bienveillance de la directrice de la formation, Sandra Jaeggi.

Pourriez-vous nous parler de votre mémoire de recherche en master à l’ICP ?

Mon parcours en master à l’ICP s’est articulé autour d’un travail de recherche mené sous la direction de Sandra Jaeggi, historienne à l’ICP, et de Francesca Arena, historienne de la médecine, spécialisée dans les questions de genre à l’Université de Genève.
  
Mon mémoire, intitulé « La matrice de la sorcière. La construction d’un corps féminin », vise à dépasser les représentations contemporaines de la sorcière. Il cherche à comprendre ce que cette figure révèle réellement dans les sources historiques.
  
L’adoption d’une approche transpériodique s’est imposée naturellement. Elle permet d’analyser les continuités et les transformations qui ont façonné cette figure entre l’Antiquité et la Renaissance.
  
Mes recherches se concentrent sur l’histoire de la médecine : j’étudie plus particulièrement le corps vieillissant de la sorcière dans les traités de démonologie des XVe et XVIe siècles. Je m’intéresse notamment à la réappropriation et à la transmission des théories médicales antiques.

Que retenez-vous de vos deux années de master ?

Le master Histoire : Circulation des savoirs et des croyances offre un cadre très riche, avec des enseignements variés et complémentaires. Ils nous permettent d’acquérir la méthode d’analyse des textes, des sources archéologiques et épigraphiques, tout en se familiarisant avec les outils numériques, comme les bases de données bibliographiques, iconographiques et textuelles.
  
L’un des séminaires qui m’a particulièrement marquée portait justement sur ces outils : d’abord complexes à appréhender, ils se sont révélés essentiels pour structurer et enrichir mon travail de recherche.
  
Au cours de ma formation, j’ai également eu l’occasion de suivre des séminaires stimulants tels que Histoire politique et sociale des pratiques artistiques, Images et savoirs, ou encore Minorités, savoirs et croyances, qui ont nourri ma réflexion et élargi mes perspectives.
  
En parallèle, j’ai participé l’été dernier à un stage de fouilles archéologiques de trois semaines en Toscane, dirigé par Sandra Jaeggi. Cette première expérience en archéologie programmée a été extrêmement enrichissante, tant sur le plan méthodologique que sur le plan humain.
  
Enfin, j’ai apprécié tout particulièrement l’atmosphère du master : l’écoute, la disponibilité et la bienveillance de l’équipe pédagogique créent un environnement chaleureux et propice au travail de recherche.

Vous êtes partie un semestre d’études dans une université à l'étranger. En quoi cette expérience à Genève a-t-elle enrichi votre formation ?

Afin d’enrichir mon parcours, j’ai choisi d’effectuer un semestre de mobilité dans le cadre de mon master. J’ai opté pour l’Université de Genève, où enseigne l’une de mes directrices de mémoire, ce qui m’a permis de concilier expérience internationale et avancée de ma recherche grâce à un accompagnement direct et régulier.
  
En intégrant cette université, je souhaitais découvrir une autre approche pédagogique, tant dans les méthodes d’enseignement que dans l’ouverture intellectuelle. Ce séjour s’est déroulé dans d’excellentes conditions, au sein d’un environnement stimulant et bien encadré.
  
J’y ai notamment suivi des cours consacrés aux humanités numériques, dont les outils offrent de nouvelles manières d’explorer le passé, en renouvelant les pratiques de recherche et en ouvrant des perspectives inédites pour les historiens.
  
Cette expérience m’a permis de renforcer ma confiance, notamment sur le plan académique, et de développer une réelle capacité d’adaptation à de nouvelles méthodes de travail et à un cadre universitaire différent.

Quelles perspectives avez-vous pour votre avenir ?

Mon séjour à Genève m’a ouvert de nouvelles perspectives pour la suite de mon parcours universitaire. À l’issue de ma formation à l’ICP, je souhaite intégrer un master spécialisé dans les humanités numériques afin de renforcer mes compétences méthodologiques et techniques dans ce domaine en plein essor.
   
Par la suite, j’aimerais entreprendre une thèse pour poursuivre l’étude du corps vieillissant des sorcières entre l’Antiquité et la Renaissance, en mobilisant cette fois-ci les outils et méthodes des humanités numériques pour approfondir et renouveler mon approche de cette thématique.
  
Publié le 14 avril 2026 Mis à jour le 14 avril 2026

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