Mayalène, 2e année du double diplôme – Licence Histoire - parcours Histoire-Science politique + Bachelor Science politique, Géopolitique, Humanités
Lycée d’origine : Lycée privé Stanislas (Paris).
Spécialités en Terminale : 15/20
Moyenne générale en Terminale : en attente
Pourquoi avoir choisi ce double diplôme Bachelor + licence ?
Ce qui m'a séduite dans cette double formation, c'est avant tout son caractère pluridisciplinaire. Il permet d’étudier des disciplines très variées : de la philosophie, de la littérature, des humanités au sens large, mais aussi des maths et des sciences des données qui apportent des outils d’analyse en géopolitique où l’on travaille énormément avec des statistiques, des indicateurs économiques ou des données internationales. A ce stade de mes études, c’est difficile de savoir précisément ce que je veux faire. Ce double diplôme m'a semblé être la meilleure façon d'ouvrir le plus de portes possible.
Quel est votre principal conseil pour ne pas se laisser déborder par le Bachelor et la licence ?
Il faut travailler régulièrement dès le début du semestre, surtout en licence, car le piège classique de ce cursus, c’est que l’on a beaucoup de liberté et on peut avoir l'impression d'avoir du temps devant soi. Puis en novembre et en mars, arrivent les partiels à la suite de la semaine d’examens du bachelor. Si on n'a pas travaillé au fur et à mesure, on se retrouve submergé. Il faut s’astreindre à reprendre régulièrement ses notes en cours magistraux et les mettre au propre.
Le mode d'évaluation est-il très différent entre par le Bachelor et la licence ?
En bachelor, on a du contrôle continu sous forme de dissertation ou encore de khôlle, un format propre à la prépa. En licence, ce sont des dissertations et nous sommes essentiellement évalués lors des partiels en fin de semestre. Quel que soit le mode d’évaluation, ce qui est important de savoir, c’est qu’autant en Bachelor qu’en licence, les enseignants n’attendent pas de nous que l’on récite le cours (qu’ils connaissent déjà !), mais qu’on développe une réflexion, de la hauteur de vue ainsi que la capacité à analyser et construire une pensée à partir de nos connaissances.
Quels sont vos projets pour votre 3e année de Bachelor ?
Je pars en mobilité au second semestre dans une université partenaire de l'ICP, et j'ai choisi Florence. C’est pour moi l’occasion d'enrichir ce double diplôme d'une perspective européenne et de voir comment les disciplines que j’étudie sont abordées dans un autre contexte. C'est aussi une façon de tester mon autonomie, loin de mes repères.
Quels sont vos projets à l'issue de votre double diplôme ?
Les concours de la fonction publique m'intéressent, notamment le concours du Quai d'Orsay. Ce double diplôme me donne exactement les bases théoriques et les outils analytiques pour m'y préparer : une solide culture générale en histoire et science politique grâce à la licence et le Bachelor, une approche quantitative grâce aux mathématiques du Bachelor, et une vraie capacité à travailler dans la durée. C'est la formation dont j'avais besoin pour construire un projet cohérent, sans me fermer de portes trop tôt.
Lou Lewis, 1ere année du double diplôme – Licence Sciences sociales - parcours Économie, Science Politique, Sociologie + Bachelor Science politique, Géopolitique, Humanités
D.R.
Lycée d’origine : Lycée publique Montaigne (Paris)
Spécialités en Terminale : Maths et HGGSP
Moyenne générale en Terminale : 15/20
Qu'est-ce qui vous a attiré vers cette formation ?
Ce qui m'a convaincu, c'est le caractère unique de cette formation, à la croisée de la prépa et de l’université. Passionné de géopolitique, j'ai été séduit par l'idée de rejoindre un cursus encore en construction, où les choses peuvent évoluer.
Quels sont les grands changements par rapport au lycée ?
Le Bachelor offre une vraie continuité avec le lycée puisque nous sommes 30 étudiants par classe, ce qui crée une vraie cohésion et permet aux enseignants de bien nous connaître.
La licence quant à elle est un vrai changement puisque nous sommes plus de 250 en cours magistral, ce qui est plus anonyme. Mais nous pouvons bénéficier de la vie associative de l'ICP qui est très riche — les associations, les événements comme les compétitions entre associations — et permet de créer des liens avec les étudiants des autres cursus.
Ce qui change aussi par rapport au lycée, c’est que nous pouvons avoir des temps creux pendant la journée qu’il faut savoir mettre à profit. Heureusement, l’ICP offre des lieux pour pouvoir travailler (bibliothèques, salles de cours) et le lycée Stanislas, partenaire du Bachelor, nous ouvre les portes de sa prépa le soir jusqu’à 22 heures.
Que vous a apporté ce double diplôme après une première année ?
Cette première année de Bachelor et de licence m’a fait prendre conscience qu’à la sortie du lycée, notre culture générale est assez limitée. Le Bachelor, par la diversité de ses matières — philosophie, sociologie, histoire, mathématiques — élargit considérablement le cadres de nos pensée. Les khôlles, notamment, permettent de développer une argumentation construite en profondeur. Et les enseignants nous poussent vers le haut. La charge de travail est plus importante que ce que j’avais au lycée, mais comme je suis passionné par ce que j’apprends que ce soit en Bachelor ou en licence, j’ai pris goût au travail.
Quels sont vos projets pour la suite ?
Je pars faire un stage en Pologne dans une entreprise liée au secteur musical. Cela me permettra de découvrir un pays européen dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Je rejoindrai ensuite la rubrique politique du journal Le Parisien. En 3e année de Bachelor, j'aimerais faire un échange à Genève, dont l’université est réputée pour ses formations en géopolitique.
Quels conseils donneriez-vous aux lycéens ?
Je conseillerais de tisser des liens avec les autres étudiants dès les premières semaines : la solidarité entre pairs est une ressource précieuse, tant pour le partage des prises de notes que pour l'émulation intellectuelle.
Autre conseil : il faut relativiser sur la charge de travail. L'année ne compte finalement que 22 semaines de cours. En s'investissant pleinement durant cette période, le temps restant peut-être consacré aux stages et aux projets personnels. Il est tout à fait possible d'avoir une vie sociale à côté, c'est d'ailleurs conseillé pour tenir un rythme de travail soutenu.
Noémie, 1ere année du double diplôme – Licence Histoire - parcours Histoire-Science politique + Bachelor Science politique, Géopolitique, Humanités
D.R.
Lycée d’origine : Lycée privé Saint Brieuc (Côtes d'Armor) : à préciser
Spécialités en Terminales : Maths et HLP
Moyenne générale en Terminale : 15,5/20
Comment avez-vous découvert le Bachelor et qu'est-ce qui vous a convaincue ?
J'ai découvert le Bachelor via Parcoursup. Sa dimension pluridisciplinaire, avec de l’économie, de la sociologie et de la philosophie qui viennent alimenter l’histoire et la science politique étudiée en licence, m'a immédiatement intéressée. Mes souhaits pour mon master — en affaires publiques, sécurité-défense ou relations internationales — trouvent dans cette formation un socle particulièrement adapté.
Comment se déroule une semaine type ?
Les cours du Bachelor occupent généralement les matinées, ceux de la licence les après-midis. Les étudiants circulent entre les deux campus — Saint-Germain et Carmes — ce qui offre une respiration qui est la bienvenue au milieu de la journée.
Quelle différence d’approche entre le Bachelor et la licence pouvez-vous souligner ?
Le Bachelor sollicite beaucoup l'écrit et la recherche personnelle. Les enseignements abordent la science politique en présentant des points de vue d’auteurs contradictoires, ce qui développe notre sens critique et affine notre capacité d'analyse. Les professeurs, qui enseignent pour la plupart en classes préparatoires, sont exigeants mais soucieux de transmettre un savoir solide et de nous pousser à construire notre propre pensée à partir de nos connaissances.
En licence, la démarche est différente. On nous demande d’être plus autonome et de faire plus de travail personnel pour se forger notre propre pensée.
Un conseil pour les lycéens qui envisagent cette formation ?
Il ne faut pas aborder cette formation avec appréhension. Les étudiants qui intègrent le Bachelor ont le niveau requis pour en tirer pleinement parti. La notation peut paraître sévère dans les premiers mois, mais c'est précisément ce qui pousse à progresser. La clé réside dans la régularité du travail personnel, qui fait toute la différence sur la durée.
Le Bachelor Science politique, Géopolitique, Humanités de l'Institut Ozanam se prépare en 6 semestres, en double cursus avec la licence Histoire-Science politique ou la licence Sciences sociales - parcours Économie, Science Politique, Sociologie. Il intègre économie, sociologie, mathématiques, philosophie du droit et langues, avec la possibilité d'une mobilité internationale au semestre 5.