De l'écologie intégrale à la connaissance intégrale

Organisation

Coresponsables

LASIDA Elena, Professeur, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
PATÉ Noémie, Professeur extraordinaire, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
 

Membres

BANCOU Léo, Maître de conférences, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
GENTILUCCI Eleonora, Maître de conférences, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
GRASSIN Marc, Maître de conférences, Faculté de Philosophie
PHILIPPY David, Maître de conférences, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
POUX Victor, Maître de conférences, Faculté de Sciences sociales, d'Economie et de Droit
ROJAS Pierre-Hernan, Professeur extraordinaire, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
ROUAY LAMBERT Sophie, Professeur extraordinaire, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
SERSIRON Augustin, Maître de conférences, Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit
SIBILLE Benoît, Maître de conférences, Faculté de Philosophie
 

Membres d’une autre équipe associés

DE MARLIAVE Marie-Caroline, Professeur extraordinaire, Faculté de Théologie
MOREL Isabelle, Professeur, Faculté de Théologie
OIRY Béatrice, Professeur, Faculté de Théologie
 

Doctorants 

ABBO Eli, Cycle d'études doctorales de la Faculté de Théologie
FOUDAMA Simon, Cycle d'études doctorales de la Faculté de Théologie
SCHMIDT Joséphine, Cycle d'études doctorales de la Faculté de Sciences Sociales, d’Économie et de Droit
 

Membres associés externes 

EZVAN Cécile, Excelia Business School
MELONI Francesca, King College London

Activités

Thématique du projet

Le projet de recherche propose une réflexion interdisciplinaire sur les liens entre crise écologique, justice sociale et production des savoirs. Inspiré par l’encyclique Laudato Si’, il part du constat que la crise actuelle n’est pas seulement environnementale ou sociale, mais aussi épistémologique, c’est-à-dire liée à la manière dont les sociétés modernes construisent la connaissance en séparant l’humain de la nature, la science de l’expérience et la raison de la relation.

Dans la continuité d’une première phase de recherche (2022-2025) portant sur le lien entre pauvreté humaine et pauvreté de la terre, le nouveau programme vise à approfondir cette réflexion en interrogeant la place des savoirs marginalisés. Il cherche à reconnaître comme sources légitimes de connaissance non seulement les savoirs scientifiques, mais aussi les savoirs expérientiels des personnes en situation de pauvreté et les savoirs du vivant non humain.

Le projet développe ainsi l’idée d’une « écologie intégrale des savoirs », où la compréhension du monde repose sur l’interdépendance entre humains, nature et dimensions spirituelles. Le monastère de Landévennec, lieu historique de vie communautaire et de relation à la terre, constitue le cadre symbolique et concret de cette réflexion.

Méthode de recherche

  • La démarche adoptée repose sur une méthodologie participative et interdisciplinaire inspirée du « croisement des savoirs et des pratiques » développé par ATD Quart Monde. Elle vise une co-construction de la connaissance associant chercheurs, personnes en situation de pauvreté, acteurs locaux, communautés religieuses et spécialistes des sciences naturelles.
  • Le projet s’organise autour des « résidences de recherche » biannuelles au monastère de Landévennec, conçues comme un laboratoire vivant où s’expérimente le dialogue entre différents savoirs, selon un modèle proche du « Parlement des Choses ».
  • Trois cycles thématiques structureront les travaux sur trois ans (mer, forêt, minerais), permettant d’explorer concrètement les relations entre humains et non-humains dans des contextes écologiques précis.

Finalité du projet

L’ambition principale du projet est de contribuer à une révolution épistémologique, en transformant la manière de produire le savoir face aux crises écologiques et sociales contemporaines. Il s’agit de passer d’une connaissance construite « sur » les personnes et la nature à une connaissance élaborée « avec » elles.
Au sein de l’ICP et dans un cadre international, le projet entend ainsi contribuer à une nouvelle manière d’articuler science, éthique, spiritualité et engagement social, afin de repenser la construction de la « maison commune » à partir d’une connaissance véritablement intégrale.