Co-organisé par l’Enseignement catholique du diocèse de Rouen, l’Apel et l’ICP campus de Rouen, l’événement était animé par la journaliste Catherine Manné (RCF). Autour d’elle, plusieurs regards complémentaires :
Voici les 5 idées issues de la table ronde à retenir, pour aider au mieux son enfant à trouver sa voie :
1- Avant de choisir un métier : apprendre à se connaître
L’orientation ne commence pas par une liste de métiers, mais par une relecture personnelle.
Les intervenants de la table ronde ont invité les lycéens à prendre le temps de relire leur scolarité, à identifier leurs progrès, leurs réussites, leurs centres d’intérêt. Cette démarche permet de consolider la confiance en soi, souvent fragilisée à l’adolescence.
« Avant de se demander quoi faire, il faut oser se demander qui je suis », a résumé l’un des participants. Tests d’orientation, échanges avec des adultes de confiance, retours sur expériences passées : autant d’outils pour mieux se connaître.
Mais cette photographie du moment ne doit pas figer l’avenir. Les parcours évoluent, les goûts mûrissent, les compétences se développent. Faire le point aujourd’hui, oui en gardant ouverte la possibilité de changer demain.
2 - Instaurer un climat sécurisant pour son enfant
Les jeunes grandissent dans un climat anxiogène : crises sanitaires, tensions internationales, inquiétudes écologiques et sociales. Beaucoup cherchent avant tout une place « où ils ne vont pas souffrir ».
Face à cela, le rôle des adultes est essentiel. Parents et éducateurs ont la responsabilité du climat dans lequel les jeunes construisent leurs choix. Encourager, rassurer, relativiser, rappeler que l’histoire montre notre capacité collective à surmonter des situations apparemment insolubles : cette espérance se transmet au quotidien.
Relire son parcours, faire mémoire des progrès accomplis, aide le jeune à croire en sa capacité d’avancer même sans tout maîtriser.
3 - S’informer sur Parcoursup pour choisir librement
Autre conseil : une orientation libre suppose une bonne connaissance des possibilités réelles.
Il faut donc s'informer en amont sur les formations. Contenus, attendus, débouchés, modalités pédagogiques...
4- Ne pas négliger la diversité des parcours scolaires
Autre élément rassurant pour les familles qui est sorti de cette table ronde : les parcours ne sont pas figés.
- Des passerelles existent entre formations.
- Des places sont réservées aux élèves de filières professionnelles.
- Les poursuites d'études sont possibles après des voies technologiques ou professionnelles.
- Il n'y a pas une seule route vers un objectif mais plusieurs chemins. Cette diversité permet aussi de réconcilier certains jeunes avec l'apprentissage, notamment grâce aux filières technologiques et professionnelles, souvent plus concrètes et progressives.
5 - Accompagner sans décider à la place
Les témoignages de parents ont rappelé combien l’équilibre est délicat : être présent sans projeter ses propres peurs ou ambitions. L’orientation est un choix qui doit rester libre et personnel, même s’il se construit dans le dialogue.
La table ronde s’est conclue sur deux phrases qui ont marqué l’assemblée :
Charles Avril : « Prenez le temps avec vos enfants et vivez cela dans la joie et l’espérance. »
Marie Dairain : « Ils ont le droit à l’erreur. Ces détours ne sont pas du temps perdu : ils permettent de mieux se connaître et de faire des choix plus justes ensuite. Notre rôle d’adultes est d’accompagner sans dramatiser, de faire confiance et de laisser aux jeunes l’espace d’explorer pour qu’ils deviennent acteurs de leur propre parcours.»
Deux rappels simples, mais essentiels, pour transformer l’orientation en chemin de croissance plutôt qu’en source d’angoisse.