Portrait

Rencontre avec Richard Vessaud, nouveau directeur du master de Droit de la famille et du patrimoine à Rouen

Richard Vessaud est le nouveau responsable du master de Droit de la famille et du patrimoine à l'ICP campus de Rouen. Il revient sur son parcours, ses thèmes de recherche et les raisons qui l’ont conduit à s’engager dans le développement de cette formation.

Richard Vessaud Richard Vessaud

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Sur le plan académique, après une classe préparatoire littéraire, j’ai entamé des études juridiques à l’Université Jean Moulin Lyon III. Ayant développé une appétence pour le droit patrimonial de la famille à l’occasion de mon master II de droit de la famille, j’ai par la suite presque naturellement décidé de m’engager dans un travail de thèse consacré aux libéralités avec charges et aux libéralités conditionnelles sous la direction de Monsieur le Professeur François Chénedé. Mon parcours est ainsi relativement classique et témoigne d’un attachement profond aux matières familiales et patrimoniales.

Sur le plan professionnel ensuite, de manière à nourrir les recherches que j’initiais, j’ai fait le choix d’intégrer un Cridon (Centre de recherches, d'information et de documentation notariales) en tant que juriste-consultant dans le cadre d’un dispositif CIFRE*  (*Partenariat permettant à une entreprise de recruter un diplômé de niveau master pour mener un travail de recherche débouchant sur une thèse) . J’ai ainsi passé plusieurs années dans cette institution, ce qui n’a pas manqué de m’offrir une connaissance assez intime du droit notarial tant dans un contexte patrimonial qu’extra-patrimonial. Toutefois, désireux de m’impliquer davantage dans le secteur universitaire, j’ai décidé de quitter la pratique notariale pour me consacrer pleinement à l’enseignement et à la recherche, tout en conservant quelques activités pratiques sporadiques (avec des avocats principalement).

Ces différentes expériences pratiques n’ont pas manqué de nourrir mes activités d’enseignement et de recherche afin d’apporter un éclairage transcendant le seul apport théorique que l’on attend d’un enseignant-chercheur. En cela, tant dans les cours magistraux dont j’ai eu la charge que dans les travaux dirigés qui ont pu m’être confiés dans différentes universités, j’ai toujours eu à cœur de nourrir mes enseignements d’exemples pratiques destinés à montrer combien le droit est une science profondément humaine et dynamique, susceptible de devoir composer avec les aléas les plus divers de la réalité . 

Pourquoi avoir choisi de vous engager à l'ICP sur le campus de Rouen ?

Lorsque je cherchais un poste d’enseignant-chercheur, j’étais en quête d’un environnement de travail à taille humaine, où j’aurais l’opportunité de dispenser des enseignements face à des effectifs restreints de manière à favoriser un contexte d’échanges spontanés avec les étudiants. L'ICP campus de Rouen m’a offert cette opportunité ainsi que des conditions de travail remarquables (environnement exceptionnel, échanges humains de grande qualité, liberté et autonomie dans la conduite des recherches, etc.).

En effet, le campus de Rouen de l’ICP permet d’envisager une pratique de l’enseignement plus individualisée en faisant émerger de vraies relations humaines entre les enseignants et les étudiants. Cela crée à mon sens une synergie intéressante qui permet sans nul doute à nos étudiants de réaliser leurs études dans les meilleures conditions. 
 

Quels sont vos domaines de recherche ?

Ayant eu la chance d’être membre durant plusieurs années d’une équipe de recherche très dynamique, le Centre de droit de la famille (CDF) de l’Université Jean Moulin Lyon III, j’ai eu l’occasion de mener des recherches dans des pans variés du droit patrimonial et extra-patrimonial de la famille. Toutefois, malgré la diversité des thèmes abordés, je dirais que mes recherches s'articulent autour de deux axes principaux.

Le premier, en droit extra-patrimonial de la famille, s’intéresse à l’émergence de nouveaux phénomènes sociologiques ou scientifiques susceptibles de conduire à revoir notre approche actuelle du lien familial, de l’ordre public familial ou de la vulnérabilité.

Le second, en droit patrimonial de la famille, envisage d’étudier la place de la volonté dans les actes translatifs de propriété à titre gratuit en tentant de déterminer la latitude d’action d’un disposant dans ce contexte

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Publié le 18 août 2026 Mis à jour le 31 août 2026

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