Quel est votre parcours avant ce master ?
J’ai eu la chance, en septembre 2021, de faire partie de la toute première promotion du nouveau campus de Reims de l’ICP, que j’ai inauguré en intégrant la
licence Sciences de l’éducation, une offre alors nouvelle sur le territoire rémois. Nous avons construit, avec les 130 premiers étudiants, ce campus, son identité, sa vision, son âme !
À l’issue de mes trois années de licence,
j’ai choisi d’intégrer un master Encadrement éducatif dans le public à l’INSPE, freiné à l’époque par l’organisation hybride du master proposé par l’ICP (5 semaines de cours en présentiel, le reste de la formation en distanciel). Toutefois, le projet professionnel que j’envisageais a évolué et ne correspondait plus pleinement au master de l’INSPE, davantage centré sur la préparation au concours de CPE. J’ai donc réintégré, en seconde année, le
master MEEF Cadres d’éducation de l’ICP campus de Reims.
Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer cette formation ?
Le master Cadres d’éducation offre aux professionnels déjà engagés sur le terrain la possibilité de concilier pratique professionnelle et formation universitaire. La crainte initiale que j’avais vis-à-vis de son organisation hybride s’est finalement transformée en véritable opportunité : celle de
poursuivre mon cursus tout en occupant un poste et en préparant le concours auquel j’aspire.
J’ai également été particulièrement motivé par la qualité des intervenants. Les cours sont dispensés par des professionnels de terrain, des femmes et des hommes disposant d’un bagage riche et d’une réelle légitimité en tant que cadres. Cette expertise constitue une véritable richesse pour de futurs cadres en devenir.
Quel poste occupez-vous en parallèle de ce master ?
Grâce au rythme du master, j’ai pu occuper un poste d’assistant d’éducation au sein du lycée Libergier de Reims. C’est précisément l’un des atouts majeurs de cette formation : pouvoir échanger, lors des sessions en présentiel, sur nos pratiques professionnelles, nos postures et nos questionnements, et les mettre en lien avec les apports théoriques étudiés. C’est aussi l’occasion de solliciter des conseils, de bénéficier d’un regard critique et de développer une véritable réflexion sur soi en tant que professionnel.
Le rythme alternant présentiel et distanciel nous laisse une grande liberté, tant dans notre organisation que dans nos engagements professionnels parallèles.
Quel est votre projet professionnel ?
Mon projet professionnel a beaucoup évolué depuis ma première année de licence. Si j’ai d’abord envisagé de me diriger vers le professorat, j’ai rapidement compris que les fonctions d’encadrement correspondaient davantage à mes aspirations. Après avoir envisagé le métier de CPE, j’ai progressivement élargi ma réflexion à une conception plus globale de l’encadrement.
Aujourd’hui,
je prépare le concours d’entrée à l’Institut régional d’administration, avec l’ambition d’accéder à des postes à haute responsabilité au sein de la fonction publique, tout en conservant un lien fort avec mon domaine de prédilection : l’éducation.
Ce master constitue un premier pas vers l’insertion professionnelle : il responsabilise, autonomise et ouvre des perspectives grâce à un enseignement ancré dans la réalité du terrain et l’expérience des intervenants. Par ailleurs, son rythme aménagé permet également d’envisager une préparation sereine aux concours.
Parlez-nous de votre mémoire de recherche :
Le choix du thème de mon mémoire s’inscrit dans une réflexion plus globale sur les phénomènes sociaux, engagée dès ma licence. Dans un État où l’enseignement laïque vise l’émancipation des individus, j’ai cherché à comprendre comment l’école de la République appréhende la question religieuse.
Mon travail de recherche vise ainsi à
analyser les outils pédagogiques mobilisés par l’école républicaine, et notamment l’enseignement moral et civique (EMC), afin de favoriser la
construction d’un véritable esprit critique face au religieux, en s’inscrivant dans le strict respect de la liberté de conscience, du principe de laïcité et du refus de tout prosélytisme. Ce thème s’est imposé comme une évidence au regard des drames qu’a connus l’institution scolaire ces dernières années. En tant que futur cadre de la fonction publique, je serai nécessairement confronté à ces enjeux, bien au-delà du seul cadre de l’école.