Conférence
Paris
02 décembre 2026, de 18h00 à 21h30

La caméra du philosophe : "Harakiri" de Masaki Kobayashi.

Le cycle "la caméra du Philosophe" revient pour l'année universitaire 2026-2027. Assistez à la projection de "Harakiri" de Masaki Kobayashi, suivie d'une analyse philosophique.

Intervenant
Jean Nayrolles
Professeur à l’Université de Toulouse, Jean Nayrolles est spécialiste des relations entre art, anthropologie et pensée philosophique. Son travail s’inscrit dans une réflexion structurée autour de la notion girardienne de sacrifice, qu’il analyse comme un opérateur central de l’histoire de l’art (Du sacrificiel dans l’art, Kimé, 2019 ; Le Sacrifice imaginaire, Kimé, 2020).
Affiche du film Harakiri Carlotta Films


La Caméra du Philosophe est le cinéclub philosophique de la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris. Il propose la projection d'un film suivie d'une analyse menée par un philosophe, ouverte aux étudiants comme au grand public. 
 
Pour cette nouvelle séance, le cinéclub met à l'honneur Harakiri (Seppuku, 1962), chef-d'œuvre du réalisateur japonais Masaki Kobayashi, reconnu pour son regard critique sur les structures de pouvoir, le militarisme et les traditions figées.
 
Les échanges seront animés par Jean Nayrolles, Professeur à l’Université de Toulouse. 


Harakiri, Masaki Kobayashi (1962) 


Au XVIIe siècle, le Japon n'est plus en guerre et le pays est dirigé avec fermeté. Hanshirô Tsugumo, un rônin (samouraï errant) sans travail parmi tant d'autres, décide de frapper à la porte du puissant clan des Ii. Reçu par Kageyu Saitô, l'intendant du clan, il lui demande la permission d'accomplir le suicide par harakiri dans la résidence. Tentant de l'en dissuader, Saitô commence alors à lui raconter l'histoire de Motome Chijiwa, un ancien rônin qui souhaitait accomplir, lui aussi, le même rituel…

La violence et le sacré 

Harakiri est une réflexion sur la vérité cachée au fondement du rituel sacrificiel extrêmement codifiée et structurellement décisif dans la société et la culture japonaise, connu sous le nom de seppuku. Au fondement de ce rituel à la faveur duquel le suicidé, en se donnant la mort, s’héroïse, se trouve en réalité la logique propre de la violence, qu’une codification minutieuse tente de dissimuler.  
 
Aussi le film de Kobayashi met-il en scène la révélation, par la logique propre au récit, de « l’inutilité » du sacrifice, pour reprendre l’expression de Paul Dumouchel (Le Sacrifice inutile, 2011)

Informations pratiques

  • Événement gratuit sur inscription
  • 18h-21h30
  • Institut Catholique de Paris, Rue d'Assas, Paris, France

Contact mail :
CONTACT
Lieu(x) :
  • Paris
Publié le 21 septembre 2026 – Mis à jour le 5 novembre 2026

A lire aussi