Journée d'étude
Paris
14 octobre 2026, de 09h00 à 17h00

Figures et formes du pouvoir : images, discours et représentations | Journée d'étude

Cette journée d'étude poursuit la réflexion engagée en mai dernier à Oviedo sur les multiples visages du pouvoir. Au programme : une réflexion sur son exercice et son influence. Rendez-vous le 14 octobre prochain à l'ICP !

journée étude formes du pouvoir Extrait du Livre des tournois de René d'Anjou

Pouvoir politique, pouvoir des images, pouvoir des mots

Le substantif « pouvoir » évoque spontanément la puissance détenue par une personne ou un groupe, souvent exercée avec autorité. Empereurs, rois, gouverneurs, présidents, ces figures incarnent volontiers l’image classique du pouvoir politique. Mais réduire le pouvoir à cette seule dimension serait en ignorer la richesse et la complexité.

Au-delà de l’autorité institutionnelle, le pouvoir s’exprime aussi à travers les images : celles peintes ou sculptées, gravées sur les murs d’une église ou d’une cité, celles transmises par la photographie ou le cinéma. Depuis l’Antiquité, l’homme a utilisé l’image pour témoigner de son expérience, traduire ses émotions, ses craintes, ses visions du monde. La religion, par exemple, en a fait un instrument essentiel, capable d’instruire et d’édifier les croyants. Aujourd’hui, ce pouvoir des images se démultiplie : images réelles ou inventées, nouvelles et fausses nouvelles circulent à une vitesse vertigineuse, influençant comportements et opinions dans un tourbillon parfois difficile à saisir.

La littérature, quant à elle, exerce un pouvoir singulier : celui des mots. Qu’il s’agisse de poésie, de roman ou d’essai, l’écriture autour du pouvoir est riche et souvent complexe. Comme le souligne S. Triaire dans Écritures du pouvoir et pouvoir de la littérature, la littérature possède « ce pouvoir mystérieux des mots dont l’écrivain, par vocation artistique, aurait découvert le moyen de décupler l’efficacité ». Ce pouvoir ne se limite pas à une dimension esthétique : il devient un instrument critique, capable de dévoiler les mécanismes de domination, de les interroger ou de les subvertir. Chaque genre mobilise ses propres stratégies : la poésie, par la force de plusieurs recours stylistiques, suggère la grandeur ou la violence du pouvoir ; le roman explore ses effets sur les individus et les sociétés ; l’essai en propose une analyse rationnelle, parfois polémique. Mais au-delà de la représentation, l’écriture exerce elle-même un pouvoir symbolique : elle façonne les imaginaires, impose des visions du monde et peut constituer un espace de résistance face à l’ordre établi. Ainsi, écrire sur le pouvoir, c’est aussi écrire contre lui, au risque de la censure ou de la marginalisation, affirmant la littérature comme un lieu de liberté.
 

Objectifs et enjeux de la journée d'étude

Les chercheurs poursuivront leurs échanges autour des ces 3 axes : 
  • Explorer la diversité des formes de pouvoir : politique, religieux, artistique, littéraire
  • Analyser les dispositifs de légitimation et d’influence : comment les images, les textes et les discours construisent des rapports de force ?
  • Favoriser une approche transdisciplinaire : croiser les perspectives de la littérature, de l’histoire, des sciences sociales et des arts visuels

Enjeux et originalité :
  • Mettre en lumière la dimension performative des images et des mots dans la construction des imaginaires collectifs
  • Interroger la responsabilité des créateurs et des diffuseurs face à la puissance des représentations


Organisatrices 


Informations pratiques 
Lieu(x) :
  • Paris
Publié le 28 septembre 2026 – Mis à jour le 28 septembre 2026

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