Une fascination pour le Proche-Orient
Diplômée de l'École du Louvre, enseignante-chercheuse au sein du département Histoire de l’art et archéologie de la
Faculté des Lettres de l’ICP,
Caroline Arnould-Béhar a d'abord posé son regard sur l'Antiquité romaine. Son mémoire de fin d’études portait ainsi sur l'architecture romaine en Gaule
, mais c'est une fascination croissante pour Jérusalem et la culture juive qui l'a peu à peu orientée vers l'art et l'archéologie du Proche-Orient antique.
J'ai été guidée par mes intérêts pour l'Antiquité romaine et par une profonde affinité avec Jérusalem et la culture juive. C'est ainsi que j'ai trouvé ma voie vers l’art et l'archéologie du Proche-Orient antique.
Sa thèse, menée aux côtés d'un éminent professeur de l’EPHE, Ernest-Marie Laperrousaz, qui dirigeait à l'époque la Chaire de recherche Archéologie biblique et palestinienne, lui ouvre la porte d'une carrière riche et plurielle.
Elle devient guide-conférencière spécialisée dans le tourisme culturel au Proche-Orient, sillonnant Israël, les territoires palestiniens, la Jordanie, le Liban, l'Iran et l'Irak. Une immersion sur le terrain qui affine sa connaissance des sites bibliques et nourrit durablement ses recherches sur l'histoire et les vestiges de l'Orient ancien.
En parallèle, elle est sollicitée pour des séminaires à l'EPHE – L'École Pratique des Hautes Études, dans le cadre de séminaire de recherche « Religions du Proche-Orient ouest-sémitique ancien », puis rejoint l'ICP en 2008 lors de la création de la licence Histoire de l’art et archéologie, avant de co-diriger le département Histoire de l'art de la Faculté des Lettres.
Directrice du master Histoire de l’art : Cultures et patrimoine du Proche-Orient biblique et byzantin
À la rentrée 2024,
Caroline Arnould-Béhar prend la direction du master Histoire de l'art : Cultures et patrimoine du Proche-Orient biblique et byzantin. En tant que
spécialiste de l'histoire de l'art et de l'archéologie du Proche-Orient antique, c'est naturellement qu'elle a pris la direction de cette formation inédite dans le paysage universitaire français.
Mon parcours m'a naturellement préparée à cette responsabilité. En plus de mes fonctions d’enseignante, je collabore avec la revue Le Monde de la Bible. J’ai la charge notamment de la rubrique La vie quotidienne au temps de la Bible. Cette activité me permet de faire le lien entre l’enseignement, mes recherches et de partager ma passion avec un plus large public."
Le programme se distingue par son approche interdisciplinaire, articulant histoire de l'art, archéologie et textes bibliques. Le partenariat avec la
Faculté de Théologie, via l'
ELCOA et le nouvel
Institut des Sciences Bibliques - ISB, permet aux étudiants d'accéder à l'apprentissage du grec et de l'hébreu bibliques, indispensables à la lecture directe des sources. Une formation qu'elle décrit comme profondément originale :
C'est une formation absolument originale, sans équivalent. Nous explorons tous les aspects de l’art et des cultures des pays de la Bible, offrant ainsi une compréhension approfondie du contexte dans lequel furent produits les écrits bibliques.
Les cours hors les murs donnent accès à des collections exceptionnelles : musée du Louvre, Institut de France, Cabinet des médailles de la BnF, et futur Musée Bible et Terre Sainte dont les collections sont conservées à l'ICP. Les étudiants bénéficient également des ressources de la bibliothèque des études bibliques - BOSEB, dont les fonds d'archives sur l'Orient ancien sont rares, leur offrant un accès direct aux sources pour leurs recherches.
Répondre aux enjeux de la protection du patrimoine et de la circulation des biens culturels
Dans un contexte géopolitique instable, le master Histoire de l'art : Cultures et patrimoine du Proche-Orient biblique et byzantin prend une dimension particulièrement urgente. Conflits, pillages, trafic d'œuvres d'art : le patrimoine du Proche-Orient est en péril, et les spécialistes capables de le documenter et le protéger sont rares.
Ce master offre aux étudiants l'opportunité de devenir des spécialistes de ces sites et de leur histoire, en les dotant des compétences nécessaires pour documenter, étudier et protéger ces précieux vestiges du passé.
Alors que de nombreux sites historiques et culturels sont menacés par les ravages des conflits, il devient essentiel de contribuer à leur connaissance pour permettre leur préservation. Ces sites ne sont pas seulement des témoins de l'histoire, mais aussi des gardiens de notre patrimoine culturel et civilisationnel.
En formant des professionnels conscients des enjeux contemporains, le programme s'inscrit pleinement dans la mission de témoigner de l'histoire et de préserver notre héritage culturel pour les générations futures.
Former la prochaine génération
Le
master Histoire de l'art : Cultures et patrimoine du Proche-Orient biblique et byzantin est
le seul master en France à combiner maîtrise de l'histoire de l'art, connaissance des textes bibliques et compétences archéologiques : un profil directement opérationnel sur le terrain comme dans les institutions.
En plus de son approche pluridisciplinaire et du contact avec les œuvres, le master propose un encadrement personnalisé, un marqueur fort du programme. Les effectifs réduits permettent un suivi individualisé, notamment pour la rédaction du mémoire de recherche :
Pour candidater, les futurs étudiants n’ont pas besoin d’avoir un sujet précis. Nous leur demandons d’avoir au moins une idée d’une période ou d’un sujet qui les intéressent. À partir de ces éléments, l’équipe pédagogique guide les étudiants dans la définition de leur thème de recherche. Pour ma part, je peux avoir sans problème trois entretiens avec eux pour approfondir leur projet de recherche.
Cette singularité ouvre des perspectives de carrière concrètes et variées : recherche et enseignement, conservation et valorisation du patrimoine, médiation culturelle, gestion de sites ou d'archives, mais aussi édition et journalisme spécialisé auprès de revues ou maisons d'édition traitant du monde biblique et de l'archéologie.
Nos étudiants sont préparés à poursuivre leur carrière dans des domaines très divers, des musées aux centres d'archives, en passant par l’édition ou les institutions culturelles ou académiques. Nous formons des spécialistes capables d'analyser et d'écrire sur des sujets allant de l'iconographie biblique au journalisme culturel.
Pour aller plus loin, Caroline Arnould-Béhar, vous invite à redécouvrir le patrimoine et l'histoire des pays du Proche-Orient pour mieux le protéger et le préserver