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Séminaire | Écologie, mondes, pratiques : habiter la terre

Pour l’année 2026-2027, le séminaire « Écologie, mondes, pratiques » animé par des chercheuses et chercheurs des Facultés de Philosophie, de Sciences sociales, d’Économie et de Droit et de Théologie propose d’explorer la question « Habiter la terre »

séminaire écologie, mondes, pratiques 2026-2027 Pexels - Pok Rie

Habiter la terre : penser notre relation au monde vivant

S’il en était besoin, les canicules, les feux, les effondrements en montagne qui ont marqué le dernier été, et leurs multiples conséquences, nous rappellent que nous sommes désormais engagés dans un processus de dérégulation du climat qui, en s’accroissant, remet en question l’habitabilité de larges territoires de notre Terre.
 
Ce séminaire s’attachera à dégager l’importance de l’interdépendance fondamentale entre la Terre et les humains. Il réfléchira à des voies permettant de rendre compte de ce que signifie « habiter » et d’en prendre soin. 
 

Des lectures partagées pour nourrir la réflexion

Pour nourrir cette réflexion, quatre séances de lecture partagée sont proposées. À partir de textes préalablement transmis aux participants, elles offriront un espace de lecture, d’échange et de discussion croisant les regards des sciences sociales, de la philosophie et de la théologie.
 
Ce séminaire est co-organisé par : 
- Elena Lasida, Professeure à la Faculté des Sciences sociales, économiques et de droit (FASSED) - ICP 
- Béatrice Oiry, Théologienne, exégète de l’Ancien Testament, ICP
- Marie-Caroline de Marliave, Maître de conférences à la Faculté de théologie - ICP 
- Benoît Sibille, Maître de conférences, Faculté de Philosophie - ICP 
- Kevin Cappelli, Philosophe agrégé, professeur en classe préparatoire. 

 
Un mardi par mois du 3 novembre 2026 au 23 février 2027, de 18h à 20h à l’Institut Catholique de Paris et en visioconférence

 

Programme 

Mardi 3 novembre 2026

«Bâtir, habiter, penser». Lecture de Martin Heidegger animée par Kevin Cappelli, agrégé de Philosophie, professeur en classe préparatoire.
 
Dans quel monde et sur quelle terre peut-il y avoir, à proprement parler, habitation ?Et de quelle habitation parler si ce n’est pas ailleurs que dans le monde et sur la terre qu’il faut en chercher le sens ?
 
Les écrits de Martin Heidegger visent à faire entendre l’urgence de répondre au défi lancé par l’achèvement contemporain de l’Occident dans l’atrophie du monde et l’exploitation de la terre, où toute tentative de repenser l’habitation de fond en comble ne pourra sembler qu’extravagante.
 
Outre le texte « Bâtir, habiter, penser » (1951), pourront être également considérés – comme deux jalons de cette pensée de l’habitation – des extraits, plus courts, de la conférence « L’origine de l’œuvre d’art » (1936) et du traité Méditation (1938-39).
 

Mardi 1er décembre 2026

Penser l’écologie en théologie. Lecture de Jürgen Moltmann animée Marie-Caroline de Marliave, Faculté de Théologie - ICP.
 
Lire le théologien réformé Jürgen Moltmann (1926-2024), c’est lire un des précurseurs de la prise en compte des enjeux écologiques en théologie. Si la tradition théologique parle de l’inhabitation de l’Esprit, elle la place à l’intime de l’esprit de l’homme.
 
Moltmann reprend le thème de l’inhabitation de Dieu par son Esprit, pour la déployer à l’ensemble de la création. Cet élargissement trouve un appui dans la prise au sérieux de la corporéité "fin de toutes les œuvres divines" pour une compréhension de l’humain unifiée et en lien avec les autres créatures. 
  

Mardi 26 janvier 2027

Réveiller les esprits de la Terre. Lecture de Barbara Glowczewski animée par Benoît Sibille, Faculté de Philosophie - ICP.
  
Il est devenu courant de considérer la terre et ce qu'elle contient comme un ensemble de ressources à exploiter. Dans le contexte de crise écologique globale qu’est le nôtre, l’anthropologie doit permettre de dénaturaliser ce discours et de faire apparaître d’autres manières d’habiter le monde.
 
L’enjeu est cependant de ne pas faire des cosmovisions indigènes la simple réponse à un besoin d’exotisme et de chercher ce qui, de ces expériences, peut se réveiller là où nous sommes.
 
La lecture commune d’extraits de Réveiller les esprits de la terre (ed. Dehors, 2021) de l'anthropologue Barbara Glowczewski permettra d’explorer les liens qu’elle identifie entre la sagesse ancestrale de peuples autochtones, des pratiques paysannes du limousin ou encore des formes d’attachements à l’œuvre sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. 
 

Mardi 23 février 2027

Durabilité, enjeux économiques. Lecture de « Ralentir ou périr » de Timothée Parrique animée par Elene Lasida, Faculté des Sciences sociales, d’Économie et de Droit (FASSED) - ICP
 
Pour habiter la terre il faut la rendre habitable. L’économie a souvent réduit l’habitabilité aux conditions qui permettent de satisfaire les besoins humains. Or cette approche est très réductrice et cache ce qui est la nature même de l’économie, à savoir sa valeur relationnelle, incluant autant le vivant humain que non humain.
 
Le livre de Timothée Parrique sur la décroissance et la post-croissance interroge le paradigme économique basé sur la croissance et propose de penser la soutenabilité de notre terre et les conditions de son habitabilité sur les relations qui la traversent et la construisent plutôt que sur la capacité de production et de consommation.

Publié le 4 août 2026 – Mis à jour le 5 octobre 2026

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