Père Maximin Noudehou, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis prêtre du diocèse de Lokossa, au Bénin, en Afrique de l’Ouest. Depuis une cinquantaine d’années, je réponds au nom de Maximin A. Kodjo — c’est-à-dire « né un lundi » — Noudehou.
Après dix-sept ans de formation dans les petits et grands séminaires du Bénin, j’ai été ordonné prêtre le 30 décembre 2000. Avec mon grand frère Marie-Benoît, je faisais partie des cinq prêtres ordonnés ce jour-là pour mon diocèse.
Après un bref ministère pastoral en paroisse, j’ai été nommé formateur au séminaire propédeutique Saint-Joseph, au Bénin, où j’ai exercé de 2003 à 2010.
En 2010, j’ai été envoyé comme prêtre Fidei donum dans le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin, en France. Ce fut une aventure de sept ans comme premier curé missionnaire de la paroisse Sainte-Clotilde-en-Soissonnais.
Puis, le 14 septembre 2017, j’ai de nouveau posé mes valises au séminaire propédeutique Saint-Joseph, cette fois comme recteur, une charge que j’ai exercée jusqu’en 2023.
Quand avez-vous étudié à l’ISPC ?
J’ai découvert la vie étudiante à l’ISPC en septembre 2013 et j’ai obtenu ma licence canonique en théologie catéchétique en juin 2015.
En 2016, alors doctorant, j’ai été sollicité pour seconder Mme Narring dans le cadre du séminaire de lecture en théologie de la catéchèse. L’expérience fut passionnante, mais malheureusement trop brève : j’ai été appelé à la charge de recteur de séminaire dans mon pays.
Quel souvenir marquant gardez-vous de vos années à l’ISPC ?
Cette question me renvoie immédiatement au 7 octobre 2013 !
C’était le jour de mon premier exposé. Alors que mon texte était prêt, mon ordinateur portable est tombé en panne ce matin-là : il ne s’allumait plus. Me voilà, à quelques heures de mon exposé, sans aucun support.
Mon réflexe fut d’appeler un condisciple. Il s’est immédiatement rendu disponible et m’a permis de récupérer toutes mes données sur cet appareil désormais hors d’usage.
Pendant ces démarches, j’ai appris le décès de l’une de mes petites sœurs, alors qu’elle donnait la vie. Dans cette épreuve, j’ai également trouvé du réconfort auprès de mes condisciples. L’un d’eux était même disposé à me remplacer pour l’exposé si je le souhaitais. J’ai préféré honorer mon engagement académique et je peux affirmer que le résultat fut satisfaisant.
Si j’évoque cette journée marquée par trois épreuves, c’est parce qu’elle m’a permis de bénéficier, d’une manière très marquante, de la fraternité de mes condisciples. Nous constituions une véritable communauté de frères et sœurs, dans laquelle la diversité de nos origines était une richesse. C’est là l’un des atouts de l’ISPC.
Et aujourd’hui, quelles sont vos activités ?
Je suis revenu à l’ICP pour poursuivre mon cycle doctoral en ecclésiologie. Parallèlement, j’assure un service pastoral dans la paroisse de Saint-Ouen-l’Aumône, dans le diocèse de Pontoise.
Et si vous vous formiez à l’ISPC ?
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