Face à la frénésie du quotidien, se mettre en pause et penser

Travaillant au sein d'une maison de couture, Jason a souhaité accroître sa culture philosophique des penseurs et des textes fondamentaux. Révélée en terminale, sa passion pour la philosophie et sa quête du sens a trouvé au Cycle Phi un moyen de s'exprimer. Une expérience qui enrichit également sa vie professionnelle.

PHILO_Cycle Phi_Jason Gobert_juin2020

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La philosophie, une quête personnelle

Depuis ma rencontre avec la philosophie l’année de mon baccalauréat, la philosophie ne m’a jamais quitté. Ce rapport presque épidermique à la pensée s’est notamment fait par le truchement de ma professeur de philosophie au lycée Saint-Martin de Rennes. Elle m’a fait véritablement entrer dans l’œuvre d’Epictète et depuis, ce penseur a littéralement bouleversé ma vie. L’étonnement philosophique structure l’essence même de mon rapport au monde, à l’altérité et à moi-même. C’est en chemin que j’aborde le projet de vivre : mon appétence pour comprendre et donner du sens à ce qui est, voilà bien ma quête personnelle.
 

Se confronter aux philosophes

Durant mes études à Sciences Po j’ai pu continuer cette réflexion philosophique sur des dimensions plus politiques et morales. Mais je n’ai jamais eu l’occasion de prendre le temps de consacrer une véritable étude aux grands penseurs, et grands systèmes, d'asseoir une étude poussée de la lettre des textes.
 

Se confronter viscéralement à la réflexion de ces génies humains du penser. C’est pour cela que je me suis tournée vers l’ICP : une institution pleine d’histoire, et qui atteste d’une compétence exceptionnelle dans l’étude et l’enseignement des humanités.

 

Conformer son action à son éthique

Le travail du philosophe consiste notamment à fonder en raison l’évidence. Cette démarche du connaitre, cette approche perspectiviste du vivant en tant qu’il se présente à moi prend une dimension de plus en plus considérable dans l’ensemble de mes décisions professionnelles.

En somme, à mesure que mon apprentissage philosophique croît, il me semble grandir en sagesse au travers de mes comportements au travail : conformer mon action à mon éthique, être à l’écoute d’Autrui et dans un dialogue d’idées permanent, désirer connaitre, donner du sens.

Je travaille au sein d’une industrie créative, et ma sensibilité esthétique se trouve densifiée dans toutes ses dimensions par un usage ajusté de ma raison.
 

Élargir son regard

Sur le plan personnel, ma lecture des textes philosophiques s’en trouve profondément enrichie. Les enseignements de l’ICP m’ont permis d’accroître ma culture philosophique des penseurs et des textes fondamentaux, d’élargir mon regard sur certaines penseurs vers lesquels je ne m’étais pas naturellement tourné dans mon exploration de la philosophie, je pense notamment à la philosophie médiévale avec un penseur comme Thomas d’Aquin.

Une culture qui s’est vue grandir mais également une capacité à l’étonnement, une curiosité à l’endroit de la pensée dans toutes les dimensions, autrement dit dans toutes les manières dont elle se dit, qui se sont vues exaltées.
 

Un enseignement dans le dialogue

A mon sens les points forts de la licence de philosophie du Cycle Phi sont les suivants :
  • La formule du soir et weekend adaptée à un emploi du temps professionnel exigeant.
  • La profondeur et la qualité des cours.
  • La grande disponibilité et l’écoute du corps professoral.
  • Des examens partiels et un contrôle continu qui permettent de se confronter de nombreuses fois à l’exercice du commentaire et de la dissertation face à des textes essentiels : véritable praxis de la pensée.
  • L’intensité des échanges avec des étudiants dotés d’un fort bagage culturel.
  • Un enseignement dans le dialogue : moi-même athée, je suis particulièrement intéressé par l’échange que je peux avoir au sein de cette institution catholique sur un ensemble de considérations morales, éthiques et métaphysiques.
 

Des parcours divers et enrichissants

La rencontre de camarades de classe extraordinaires : des enseignants, des chercheurs, des artistes plasticiens, des consultants, des ingénieurs, ou des marketeurs. Aux formations universitaires toutes différentes. C’est une profusion de parcours estudiantins, professionnels et surtout de vies qui me ravit au plus haut point. Il y a là une effusion de pensées qui se confrontent à celles de nos professeurs.

Je suis impressionné par la teneur et la vitalité de nos échanges durant les cours. De tout cela émane une profonde réflexion, une approche aboutie des questions fondamentales abordées en cours.
 

Des rencontres inoubliables

Un moment inoubliable : ce samedi matin de janvier. Il faisait froid, et nous étions réunis au première étage de l’ICP. Jeanne Bernard entra, et s’assit devant nous. Elle commença alors à nous introduire à la pensée du Maitre de ceux qui savent. Face à cette frénésie perpétuelle d’un temps qui s’oublie, devant cette course au néant quotidienne, nous décidions tous de nous arrêter un instant. OFF… Se mettre en pause, et penser.

Elle posait alors les bases d’une réflexion sur l’être chez Aristote. Toute la pensée était là devant nos yeux, elle nous faisait entrer par la sublime porte dans une œuvre géniale qui aujourd’hui encore irrigue toute la philosophie occidentale. Vivre prenait alors tout son sens …