De la curiosité internationale à la vocation humanitaire
Le parcours de Charlotte est celui d’une exploration progressive, faite d’essais et de découvertes, pour comprendre ce qui la passionnait vraiment. Diplômée du master Solidarités et Transition durable de l’ICP, elle a d’abord étudié les Relations Internationales et les Sciences Politiques à l’université de Maastricht. Elle se rend vite compte que ce n’est pas l’action politique pure qui la motive, mais plutôt la compréhension des enjeux de coopération internationale, ainsi que les questions liées au développement, à la mondialisation et aux inégalités qui les accompagnent.
« À ce moment-là, j’ai suivi des cours sur la mondialisation et le développement international, très concrets, qui m’ont confirmé que c’était la voie qui m’intéressait vraiment. Dans la foulée, j’ai trouvé un stage chez Médecins Sans Frontières Belgique, qui a orienté définitivement mon choix vers la solidarité internationale et m’a donné envie de poursuivre avec un master spécialisé pour me préparer à une carrière dans la gestion de projets humanitaires. »
C’est ainsi qu’elle découvre le master Solidarités et Transition Durable à l’ICP, qui devient le lien parfait entre ses connaissances internationales et l’action sur le terrain.
« Je connaissais déjà l’ICP, mais je ne savais pas qu’il proposait ce master. Quand je suis tombée sur cette formation, j’ai tout de suite vu qu’il correspondait exactement à ce que je cherchais. Pour moi, c’était vraiment le maillon manquant entre ma formation internationale assez large et la gestion concrète de projets sur le terrain. »
Trouver son master et voir ses projets prendre vie
Un master entre pratique professionnelle et réflexion sur le secteur humanitaire
Le master a permis à Charlotte de mettre la théorie en pratique, grâce aux stages intégrés et aux intervenants actifs sur le terrain.
« Beaucoup d’intervenants continuaient leur mission dans le secteur humanitaire ou du développement. Ils revenaient entre deux missions pour animer un module, et tout ce qu’ils racontaient était vraiment concret. Ça m’a aidée à visualiser exactement ce que je voulais faire après le master. »
Elle a également apprécié les moments plus réflexifs. Avec Noémie Paté, directrice du master, des moments étaient prévus tout au long de l’année pour prendre du recul et réfléchir à la solidarité internationale : comment elle est pensée aujourd’hui, comment le secteur évolue, comment il est perçu et comment s’y positionner.
« On abordait des sujets comme la localisation de l’aide ou l’évolution des pratiques humanitaires. Cela demandait un certain bagage sociologique et une réflexion plus large sur le secteur. Noémie nous a permis de prendre de la hauteur de vue. J’ai trouvé très intéressant cet équilibre entre des modules très pratiques, animés par des professionnels, et des moments plus universitaires ou philosophiques qui nous poussaient à réfléchir de manière globale. »
Des stages pour comprendre concrètement la gestion de projet humanitaire et se rapprocher du terrain
Durant ses deux années de master, Charlotte enchaîne les stages. Son premier stage se déroule à la Croix-Rouge française, sur les programmes Afrique de l’Ouest. Puis elle rejoint Plan International, ONG qui agit pour l’éducation des enfants, l’égalité de genre et la formation professionnelle des jeunes. Elle y découvre le cycle complet de gestion de projet humanitaire : de la rédaction de propositions et la recherche de financements, au suivi des activités sur le terrain et au reporting auprès des bailleurs.
« J’ai vraiment pu voir l’ensemble du cycle de gestion de projet humanitaire. Mais tout ça depuis le siège, avec une certaine distance, puisque nous sommes en soutien aux équipes sur place. »
Après son stage de master 2 et l’obtention de son diplôme, Charlotte prend une année sabbatique avant de revenir travailler chez Plan International.
« Avec du recul, je me rends compte que j’ai pu me servir immédiatement de ce que j’avais appris lors de mes deux années de master. On avait des modules assez techniques, sur l’administration et la gestion financière de projets, ce qui m’a permis une fois en stage de comprendre de quoi on me parlait. »
Malgré ses expériences enrichissantes aux sièges d’ONG, Charlotte avait un objectif clair, être au contact du terrain. Elle rejoint alors Life Project 4 Youth pour une mission à l’étranger.
«Je voulais depuis longtemps vivre l’expérience du terrain, pour voir concrètement comment les projets prennent forme et être aux côtés des personnes que nous accompagnons. »
Une immersion sur le terrain avec Life Project 4 Youth
Depuis un an, Charlotte vit et travaille à New Delhi avec Life Project 4 Youth, une ONG qui accompagne des jeunes de 17 à 24 ans issus de milieux très défavorisés ou de situations d’exclusion. Les programmes se déploient principalement en Asie du Sud-Est, avec quelques missions au Moyen-Orient.
« Mon rôle dans l’organisation est de faire de la levée de fonds. La première année, j’étais plutôt sur les partenariats institutionnels, car mes stages m’ont permis d’avoir une connaissance de la relation avec les bailleurs institutionnels. »
Cette année, Charlotte a pris davantage de responsabilités en coordonnant l’ensemble des partenariats et du fundraising global, couvrant aussi bien les bailleurs institutionnels que les entreprises, les fondations ou encore le grand public.
« Techniquement, je pourrais coordonner ce type d’activité depuis n’importe où, mais ce qui rend l’expérience vraiment intéressante, c’est le contact quotidien avec les Jeunes. Je ne suis pas chargée du coaching au quotidien, mais nous voyons et passons du temps avec les Jeunes tous les jours, ce qui permet de parler d’une réalité que l’on observe dans nos propositions de projets aux bailleurs. C’est exactement ce que je cherchais en voulant aller sur le terrain. »
Quelques conseils pour se lancer dans la solidarité internationale
Pour Charlotte, le secteur de la solidarité internationale est exigeant mais offre de belles perspectives pour ceux qui sont motivés et flexibles. Les débuts demandent parfois des ajustements, mais ils ouvrent rapidement la voie à des postes plus stables et stratégiques.
Son conseil aux futurs professionnels : « Développez des compétences transversales, utiles dans différents types d’ONG, sur diverses thématiques, ou même dans le secteur privé via les départements RSE. Réfléchissez à long terme et gardez vos options ouvertes. »
Pour ceux qui envisagent le master Solidarités et Transition Durable, elle souligne : « Le rythme est soutenu entre cours, stages et mémoires, mais l’expérience vaut vraiment le coup ! Le master offre un excellent équilibre entre bases théoriques et première expériences professionnelles concrètes, et il est très apprécié par les recruteurs. »