Portrait

Jean-Christophe Normand, un formateur-coach « tombé » dans la théologie pratique

D’étudiant à enseignant à l’ISPC, Jean-Christophe Normand revient sur plus de vingt ans à l’ICP. Formateur et coach, il partage sa vision de la théologie pratique et les défis de l’enseignement à l’heure de l’intelligence artificielle.

Normand ©ICP

Depuis plus de 20 ans à l’ICP, Jean-Christophe Normand a été successivement étudiant puis enseignant vacataire pour le compte de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique (ISPC), où il déploie son expérience de formateur et de coach au service d’une andragogie évolutive à l’heure de l’IA.

Comment êtes-vous arrivé à l’ISPC ?

L’ISPC a été la suite logique d’un premier parcours à l’Institut Supérieur de Sciences Religieuses (IER) entre 2004 et 2008. J’ai préparé un diplôme en quatre ans lorsque François Moog en était le directeur, et plusieurs de mes collègues enseignants ont été mes professeurs dans les années 2009 à 2014.

Qu’avez-vous découvert comme étudiant puis enseignant à l’ISPC ?

C’est une joie de relire un parcours avec les étapes clés que sont la remise d’un mémoire de fin d’études, puis l’obtention du diplôme. Le passage à l’enseignement a été progressif, en commençant par des animations d’ateliers pour les colloques de l’ISPC en 2015 et 2017.

À la suite de la proposition de devenir responsable de module, j’ai eu la responsabilité d’un premier cours sur le management en Église. Aujourd’hui, j’interviens dans trois cours et travaux dirigés, et je forme à la méthodologie.

Avec l’expérience, je m’étonne de la fluidité du passage d’un statut à un autre. La confiance accordée et les encouragements donnés par mes pairs y ont beaucoup contribué.

Quelles sont les bonnes raisons aujourd’hui de continuer à enseigner à l’ISPC ?

La pastorale catéchétique est de toutes les époques car, si le monde passe, la Parole demeure. En presque dix ans d’enseignement, j’ai vu le cursus pédagogique passer de quatre à trois ans et le nombre de modules pédagogiques proposés en année pleine repasser de deux à trois.

Certes, les inscriptions d’étudiants d’une année à l’autre sont toujours incertaines, mais le réseau des alumni, les colloques et les conférences animés par les enseignants et chercheurs soutiennent la demande pour une formation en théologie pratique de haut niveau.

En cette période charnière de la vie ecclésiale — synodalité, regroupements paroissiaux, appel des nouveaux catéchumènes —, nous devons sans cesse penser notre mission d’enseignement au service d’une double posture de dialogue et d’annonce.

Dans quel contexte les études s’inscrivent-elles aujourd’hui et quels conseils donneriez-vous aux étudiants de l’ISPC ?

L’enseignement universitaire vit aujourd’hui un changement de paradigme avec l’IA, qui constitue un fait social majeur. Désormais, étudiants et enseignants doivent apprendre à travailler ensemble autrement, avec l’appui de ce nouvel outil numérique, sans perdre leur capacité à développer leur esprit critique.

Le pape Léon, à l’occasion de sa récente visite à l’ICP, a rappelé l’importance d’avoir des agents pastoraux formés de manière transdisciplinaire. Une invitation que tout chrétien peut entendre pour répondre à sa vocation missionnaire.
 

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Publié le 26 octobre 2026 – Mis à jour le 26 octobre 2026

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