• Transformation de l'ICP,

Un nouvel ambassadeur pour l'ICP

Publié le 1 juin 2021 Mis à jour le 1 juin 2021

Pour accompagner son plan stratégique Universitas 2025, l’ICP bénéficie du précieux soutien de Gervais Pellissier. Homme d’entreprise, il apporte aux grands projets de transformation sa riche expérience internationale et son regard de professionnel du monde économique.

Nouvel ambassadeur ICP

Nouvel ambassadeur ICP

Gervais Pellissier - Portrait Quelles ont été vos motivations pour accepter le rôle d’ambassadeur du plan stratégique Universitas 2025 de l’ICP ?

L’ICP est l’héritier d’une culture universitaire très ancienne, avec un socle de valeurs et d’inspiration qui l’attache au catholicisme. Si l’on veut, elle se place à égalité avec la Sorbonne qui serait la fille profane dans cette prestigieuse lignée. Ensuite, il me paraît important de souligner que l’ICP est un espace universitaire qui forme au monde tel qu’il est. C’est bien différent d’une faculté de théologie où je n’aurais sans doute pas eu le même goût d’aider, ou plutôt le même sentiment de pouvoir contribuer. L’ICP offre en ce domaine des formations d’excellence jusqu’au doctorat. Mais il dispense aussi des formations professionnelles plus courtes au sein d’un même ensemble. Cela fonctionne très bien et permet une diversité, une richesse sur laquelle il est intéressant de capitaliser. Car la fonction de l’enseignement n’est pas de former seulement des élites ! Nous avons besoin en France de développer une excellence dans les filières Bac +2 ou Bac+3. Enfin, les projets de développement de l’ICP m’intéressent, j’ai suivi toute la phase de transformation architecturale, le projet de Maison de la Recherche qui se concrétise. Et derrière cela, j’ai découvert l’âme, la culture et le lieu, les façons d’y vivre et de se comporter. C’est un très beau projet que j’ai eu envie d’accompagner, au-delà du rôle d’un simple donateur. Précisons que c’est un engagement rigoureusement personnel, et non en représentation de l’entreprise qui m’emploie.


L’ICP affirme sa préoccupation de proposer des formations et une recherche en phase avec les enjeux contemporains, adaptés aux besoins des recruteurs. Quelle voix différente peut-il faire entendre ?

L’ICP cherche à donner du sens, de l’éthique. Ces préoccupations reviennent fortement aujourd’hui, après plusieurs décennies marquées par une certaine recherche d’efficacité de l’éducation. Les parents critiquent souvent le système universitaire français pour le fait qu’il ne formerait pas à un métier. Mais celui-ci n’est rien si on ne lui donne pas de sens. Chaque brique des activités humaines doit s’envisager au service des autres et de la communauté. Le projet Universitas 2025 replace les Humanités au cœur du débat, c’est à dire l’humanisme et l’Homme comme universalité en notre monde. Je vois que les jeunes générations sont aujourd’hui bombardées d’informations sans aucune espèce de filtrage, avec des réseaux sociaux omniprésents qui ont tendance à conforter chacun dans ses certitudes, des algorithmes biaisés pour des raisons commerciales qui enferment davantage qu’ils n’ouvrent à la diversité. Un autre enjeu concerne la formation tout au long de la vie. Dans les entreprises, la difficulté ne réside pas dans l’apprentissage des savoirs techniques, tous les outils existent pour cela. Mais comment donner le goût et l’envie de se former, de garder une forme de curiosité d’esprit, comment aussi rendre les savoirs accessibles au plus grand nombre ? Le sujet de l’illectronisme, sur lequel nous travaillons chez Orange, est une préoccupation majeure. Ceux qui ne sont pas des « digital natives » ou ne sont pas familiers des outils numériques, ne doivent pas être oubliés. Curiosité et humilité sont des valeurs attachées au projet Universitas 2025 que je suis heureux de porter.