Retour sur

Retour sur la 3ᵉ édition des Soirées du politique

Désarmement nucléaire, diplomatie de la bienveillance, Jeux olympiques… Pour cette 3e éditions, les Soirées du politique ont fait le pari d'explorer la paix par ses angles les plus inattendus. Trois soirées, trois intervenants, une même conviction en filigrane, la violence n'est pas une fatalité.

Soirées du politique

Un rendez-vous devenu incontournable

Lancées en 2023 par la Faculté de Sciences sociales, d'Économie et de Droit de l'ICP, les Soirées du politique ont rapidement trouvé leur public. Chaque année, un thème fédérateur structure le cycle, autour d'intervenants venus d'horizons différents, chercheurs, praticiens et experts de terrain, dans un format ouvert à tous, étudiants comme curieux.

Ce qui distingue ces soirées d'une conférence classique, c'est leur volonté de croiser les disciplines. Histoire, droit, sociologie, philosophie... les grands enjeux politiques y sont saisis sous toutes leurs coutures, sans jargon inutile, avec l'ambition de rendre la science politique accessible et vivante.

Revivez les rencontres de cette édition

Le désarmement nucléaire, une contribution à la paix ?

Jean-Marie Collin, directeur de la branche française de l'ICAN, a ouvert le cycle en partageant son expérience directe du processus de négociation du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires à l'ONU. Auteur de plusieurs ouvrages sur le nucléaire et la non-prolifération, il a offert un éclairage concret sur les défis contemporains du désarmement, entre résistances des grandes puissances et avancées portées par la société civile. Une première soirée qui a posé d'emblée le ton du cycle : aborder la paix non comme un idéal abstrait, mais comme un chantier exigeant.

Parlons de bienveillance dans les relations internationales

Les relations internationales riment souvent avec puissance et conflits. La bienveillance y semble absente, voire impensable. C'est précisément ce présupposé que Frédéric Ramel, professeur à Sciences Po Paris et chercheur au CERI, est venu questionner. S'appuyant sur ses travaux, dont son essai consacré à la bienveillance dans les relations internationales paru aux éditions du CNRS, il a distingué bienveillance négative — la non-nuisance — et bienveillance positive, qu'il décrit comme une forme de tempérance et de secours aux altérités en détresse. Une intervention qui a invité l'auditoire à déplacer le regard sur des pratiques diplomatiques souvent invisibles.

Sport et relations internationales : guerre ou paix ?

Loin d'être un simple divertissement, le sport est un miroir des tensions entre États. Vincent Pasquini, fort de son expérience à la coordination internationale des Jeux olympiques de Paris 2024, a exploré cette ambivalence fondamentale : le sport, souvent présenté comme vecteur de paix au moment de la trêve olympique, peut aussi se révéler un outil de confrontation symbolique entre nations. Dans un contexte de retour de la guerre et de brutalisation des relations internationales, sa conférence a posé une question qui est restée ouverte dans la salle : que peut encore le sport face à la violence du monde ? 

 
Rendez-vous pour la 4e édition
Les Soirées du politique se poursuivent en 2026-2027 avec une nouvelle édition, qui prolongera la réflexion sur les grands enjeux contemporains.
Publié le 5 mai 2026 Mis à jour le 5 mai 2026

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