Témoignage de Khanh lors de la remise de son diplôme à l'IER - Etudes Religieuses

Je m'appelle Khanh NGUYEN, je suis sœur de la Providence de la Pommeraye. Je suis venue à l'IER après mon premier engagement dans la vie religieuse, avec un désir d'approfondissement de la foi et avec mes questions personnelles.

Je sentais la différence entre ce que j'ai vécu au Vietnam et ce que je voyais vivre en France. Je suis venue aussi avec le désir de connaître davantage la Parole de Dieu pour en vivre.


Quand j'étais au Vietnam, je voyais, comme beaucoup d'autres, l'impossibilité d'accueillir les chrétiens qui ne peuvent pas répondre aux exigences de l'Eglise, par rapport au mariage par exemple. Et dans mes études, j'ai pris conscience de l'ouverture nécessaire. Avant mes études, je restais étroitement liée aux catholiques. Et pourtant, j'aurais pu rencontrer des personnes de différentes religions. Mais maintenant, j'accepte de fréquenter des personnes qui adhèrent à d'autres croyances et je suis heureuse de témoigner de ma foi.

 

Je sens aussi l'importance de la parole de l'Eglise vis à vis des questions brûlantes de la société et du monde.


En particulier envers des personnes marginales, ceux qui sont dépourvus de toute ressource. Le Pape nous adresse cet appel dans son encyclique La joie de l'Evangile : "Chaque chrétien et chaque communauté est appelé à être un instrument de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres..." Le travail de l'anthropologie chrétienne permet une connaissance de l'homme qui m'aide à grandir en humanité et à compatir aux personnes qui vivent des épreuves de la vie.

 

En arrivant à l'IER, à côté du travail sur la Parole de Dieu, il m'a fallu m'intéresser à la philosophie, à la sociologie, à l'histoire et bien d'autres matières. Cela a été difficile, en plus de la complication du langage, mais maintenant je me rends compte de la richesse et de la complémentarité de tous ces apports. Je remercie tous les enseignants de l'IER, ainsi que toutes les personnes qui m'ont beaucoup aidée sur ce parcours.

 

Je sens aussi une grande richesse et entraide entre étudiants dans la rencontre de l'Eglise universelle.


Des gens des différents horizons du monde. Pourtant, j'ai quitté l'Institut, avec beaucoup d'hésitations bien sûr et je continue de vivre ce qui m'a été donné tout en m'ouvrant à la culture française dans une licence de lettres modernes. J'essaie de répondre à cet appel de la Parole de Dieu : "Soyez toujours prêts à rendre compte de l'espérance qui est en vous".