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Caritas patriae : Loyalisme politique et foi chrétienne

Publié le 6 décembre 2017 Mis à jour le 30 janvier 2019
Date :
le  01 décembre 2017
Horaire :
de 14H00 à 18H00 Ajouter à mon agenda 01-12-2017 14:00:00 01-12-2017 18:00:00 40 Caritas patriae : Loyalisme politique et foi chrétienne Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie et en histoire de religions par M. l'Abbé Frédéric Adroma Adrupiaco, en codirection avec l'Université Paris-Sorbonne

Caritas patriae : Loyalisme politique et foi chrétienne. La correspondance entre Nectarius de Calama et Augustin d’Hippone. Epistulae 90-91 ; 103-104 (août 408 – mars 409 ap. J.-C.)

La reconnaissance du christianisme comme religion de l’Empire romain eut pour conséquence, au début du Ve siècle, la suppression radicale du culte païen, tel que l’atteste la Constitution Sirmondienne 12 de l’empereur Honorius, datée du 25 décembre 407. La promulgation de cette loi provoqua de violentes émeutes de la part des païens de Calama.

Ils s’insurgeaient contre une décision qui niait maintenant une tradition multiséculaire qui avait assuré jusque-là le salut et la prospérité de l’Empire. Prenant la défense de ses concitoyens, Nectarius s’adressa alors à Augustin pour que celui-ci intervienne auprès des autorités impériales afin d’obtenir l’atténuation de peines encourues par les coupables.

Nectarius plaça sa démarche sous l’autorité de Cicéron, la justifia fondamentalement par son patriotisme municipal, et montra, au passage, la plus grande aptitude du paganisme à exprimer le lien traditionnel entre religion et devoir civique. Augustin qui entra volontiers dans ce débat, se référa lui aussi à Cicéron, à d’autres auteurs classiques et à la Bible.

Cette démarche lui permit d’articuler exigences morales de sa foi et idéologie patriotique romaine, et de mettre aussi en évidence le loyalisme politique des chrétiens. Cet échange est original, car il constitue un véritable dialogue théologico-politique, rendu possible grâce au même univers culturel auquel appartenaient Nectarius et Augustin.