|Diplôme universitaire

Diplôme Universitaire Action sociale et Migrations

Diplôme Universitaire Action sociale et Migrations

Accéder aux sections de la fiche

Call to actions

Pour que nous puissions vous recontacter

Poser précisément vos questions dans le champ ci-dessus afin que nous puissions vous répondre.

saisir le code présent dans l'image

Envoi du message…

Votre message a été envoyé.

Une erreur est survenue pendant l'envoi de la question. Essayez de nous contacter par téléphone.

Détails

Coût de la formation
2 500 € pour l’année de formation / 1 250€ pour les étudiants déjà inscrits dans un autre cursus de l’ICP en 2022-2023.
Diplôme
Diplôme propre

Présentation

Le DU « Action sociale et Migrations » est une formation qui apporte des réponses concrètes à ceux et celles qui souhaitent s’engager sur la question des migrations : travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, acteurs juridiques et territoriaux, bénévoles d’associations.

Les participants acquièrent des connaissances académiques solides et participent à des temps d’échanges et d’analyse de pratiques avec des professionnels du secteur associatif et institutionnel.

La formation est compatible avec le maintien d’une activité professionnelle.

Enjeux

Se former aux migrations est aujourd’hui un impératif. D’abord parce que les phénomènes migratoires ont de tout temps été un moteur et un reflet de nos sociétés. Autrement dit, étudier les migrations, revient à comprendre les dynamiques et les structures qui donnent naissance à ces migrations, mais aussi à percevoir comment ces mobilités de populations structurent notre monde.
D’autre part, cet impératif est d’autant plus criant que les migrations contemporaines présentent de nouvelles caractéristiques : les motifs migratoires ne cessent de se multiplier, de se complexifier, les personnes migrantes jouent des rôles clefs dans nos économies et dans nos tissus sociaux, et cette réalité va durer, voire se renforcer.

Enfin, la réalité des personnes migrantes présente plusieurs urgences – humanitaires, sociales, économiques, politiques, administratives – qui ne peuvent être traitées durablement qu’en sortant des approches court-termistes.
Par conséquent, il est nécessaire que des personnes se forment et s’engagent sur la question de différentes manières : travail social, champ scolaire et éducatif, milieu de la santé, collectivités territoriales, secteurs juridiques.

Ce besoin s’exprime d’ailleurs directement sur le marché du travail. Des organismes recrutent en effet sur ces questions, des postes se développent voire s’inventent dans des secteurs comme l’action publique, le plaidoyer, la permanence juridique, la communication, l’animation, etc. D’autre part, le milieu de l’entreprise commence aussi à intégrer l’accueil de réfugiés dans l’organisation comme politique RSE, ce qui nécessite la formation et la professionnalisation des salariés accueillants.

On constate toutefois que les acteurs engagés auprès des personnes migrantes sont souvent sur-sollicités, travaillent dans l’urgence, dans les tensions, avec peu de ressources et font face à des réalités complexes. Ils ont par conséquent besoin d’être soutenus, d’être formés, et d’échanger autour de leurs pratiques avec leurs pairs et avec d’autres acteurs professionnels.

L’ICP a ouvert le DU « Action sociale et Migrations » en janvier 2021 dans l’objectif de répondre à ces besoins.
 

Méthodes Pédagogiques :

Dans ces objectifs, le DU "Action Sociale et Migrations" articule deux dimensions : savoir académique et analyse des pratiques professionnelles.

La formation transmet d’une part les apports de la recherche en études migratoires, dans une démarche multidisciplinaire. Les participants bénéficient ainsi du savoir développé par des spécialistes et acquièrent des connaissances solides et actualisées sur les phénomènes migratoires, afin de mieux saisir les enjeux globaux.

D’autre part, des interventions sont assurées par des professionnels des secteurs concernés (notamment de l’asile, du droit au séjour et de la protection de l’enfance), permettant le développement de réseaux et d’outils ainsi que le partage de pratiques entre pairs.

Enfin, le DU s’organise également autour de temps de témoignages des personnes migrantes qui rendent visibles les situations auxquelles ils sont directement confrontés.

Compétences visées

L’articulation de ces deux dimensions – savoir académique et retour sur les pratiques professionnelles – permet aux participants d’acquérir des compétences solides, notamment :
  • Analyser les enjeux (politiques, sociaux, économiques, etc.) des migrations, leurs déterminants, leurs systèmes, leur logistique, les cadres juridiques et procédures pour décrypter une situation de migration.
  • Comprendre et s’insérer dans les différents jeux d’acteurs (institutionnels, associatifs, société civile, etc.), discerner la pertinence des outils juridiques et des procédures administratives adaptés aux différentes situations de migration.
  • Élaborer une stratégie d’action en tenant compte des contraintes et des ressources situationnelles pour viser l’autonomie des personnes migrantes.
  • Objectiver son regard sur le phénomène migratoire ou sur la personne migrante, afin de développer une posture éthique de l’accueil et de la non-discrimination (en matière de santé, éducation, hébergement, insertion professionnelle, etc.).
  • Développer sa capacité à produire et à restituer des savoirs sur le fait migratoire à travers la pratique de collectes de données qualitatives et quantitatives pour participer au réajustement des pratiques de traitement des personnes migrantes.
Par la transmission de ces compétences, cette formation participe de façon structurante au renouvellement de l’action sociale face aux phénomènes migratoires.

Spécificités

Les participants sont suivis et encadrés par des experts pendant toute la formation et le stage sur le terrain.

Le DU s’est construit sur des partenariats forts qui permettent aux participants de bénéficier de la proximité d’acteurs fondamentaux en termes de défense des droits, politiques publiques, ou approches innovantes du social.

Cette proximité donne l’opportunité aux participants de se construire un réseau unique de professionnels compétents dans ces secteurs.
La formation est habitée d’une dimension éthique qui conduit à développer la réflexion au cœur de l’action.

Lieux

Paris

Responsable(s) de la formation

Laurence ROLINET, directrice de l'ISFEC La Salle Mounier
Noémie PATE, responsable pédagogique du DU "Action Sociale et Migrations"
Aurélie ARAGON, coordinatrice pédagogique

Partenariats

Établissements

L’objectif du DU est de réunir les professionnels et chercheurs les plus qualifiés sur le sujet des migrations. Cette formation est mise en œuvre à l’Institut Catholique de Paris conjointement par la FASSE (Faculté de sciences sociales et économiques), et par l’ISFEC La Salle Mounier.

Elle s’est également développée dans un dialogue constant et riche avec plusieurs associations, permettant ainsi d’adapter le programme de façon la plus rapprochée possible des enjeux actuels rencontrés par les acteurs de terrain. Ainsi, chaque session se termine par une visite « hors-les-murs » : les participants partent à la rencontre de structures partenaires (JRS, le CASP, le GISTI, la CNDA, la Fondation d’Auteuil, l’OFPRA, etc.).
Ce dialogue a permis de construire une formation qui soit directement opérationnelle.

Programme

Le DU s’articule en 6 sessions de 3 journées. Ces sessions sont réparties sur 11 mois, pour un volume horaire total de 160 heures (dont 30 heures en ligne). La formation débute en janvier et se termine en décembre.
 
  • Enseignements fondamentaux : acquérir et solidifier des connaissances pour objectiver son regard
    Les étudiants suivent un ensemble d’enseignements fondamentaux au croisement de plusieurs disciplines : le droit, la psychologie, la médecine, la géographie, l’économie, la sociologie, l’anthropologie, les sciences de l’éducation et l’histoire. Cette approche pluridisciplinaire permet d’explorer de façon transversale les enjeux des situations migratoires contemporaines. Quelques exemples d’interventions : Histoire de l’accueil de l’étranger, Complexification des champs migratoires, Droit et Migrations, Sociologie du racisme, Clinique des migrations, Enjeux éthiques de l’accueil des populations migrantes, Traitements politiques des populations migrantes.
     
  • Enseignements thématiques : appréhender les besoins spécifiques des populations migrantes
    Plusieurs interventions permettront également d’ouvrir une réflexion sur des phénomènes actuels, à partir de la présentation de recherches récentes. L’objectif est de rendre visibles les besoins spécifiques de groupes sociaux tels que les migrants environnementaux, les femmes migrantes, les mineurs non accompagnés (MNA), les demandeurs d’asile, les sans-papier, les personnes migrantes des territoires ultramarins, les enfants Roms.
     
  • Procédures et process : comprendre les enjeux de l’accès aux voies d’entrée légale
    Un troisième volet est consacré à l’analyse des enjeux de l’accueil et du traitement de ces populations migrantes, par les acteurs, réseaux et outils concernés (juridiques, sociaux, psychologiques, associatifs, citoyens). Les procédures de l’accès à la protection au titre de l’asile, l’accès au droit au séjour, et l’accès à la protection au titre d’une protection de l’enfance pour les MNA sont particulièrement développés.

    En filigrane, de nouvelles problématiques apparaissent : le « défi » de l’accueil digne, les enjeux de la reconnaissance de la traite, les logiques de rétention, le rôle de la société civile, l’insertion dans le monde du travail, la nécessité de l’élaboration de pratiques d’accompagnement (social et médico-social) spécifiques. Des experts engagés dans ces secteurs présentent ces problématiques de l’accès (ou du non-accès) aux voies d’entrée légale sur les territoires européens – notamment français.
     
  • Analyse de la pratique professionnelle : construire et ajuster son parcours d’acteurs engagés
    À chaque session, une journée est consacrée à l’analyse des pratiques professionnelles. Durant ces temps « hors-les-murs », les participants partent à la rencontre d’acteurs socio-économiques partenaires : associations, administrations, collectifs. Ces rencontrent permettent de lancer une logique de partage de groupe, voire de débat. Par la diversité des intervenants, nous cherchons d’une part à travailler l’articulation de la théorie et de la pratique, mais aussi à conscientiser la diversité des actions, des réseaux, des engagements, des gestes professionnels possibles.

    D’autre part, un stage, un bénévolat ou une expérience professionnelle de trois mois minimum (à temps plein ou à temps partiel) est obligatoire. Cela peut se réaliser en France ou à l’étranger, dans des contextes professionnels très variés (collectivités territoriales, ONG, associations, organisations internationales, etc.). La session du mois de juin/juillet est assurée en distanciel pour faciliter les départs à l’international.

    À partir des temps d’analyse de la pratique, des expériences de terrain, et des enseignements méthodologiques, les participants sont enfin accompagnés dans la rédaction progressive d’un écrit de recherche. Ce travail sera restitué à l’oral devant un jury de soutenance composé d’un universitaire et d’un professionnel – cette soutenance sera ouverte aux pairs. Ce travail de recherche pourra également être valorisé dans un projet de poursuite d’études.

 

Et après ?

Débouchés professionnels

Secteurs d'activité ou type d'emploi

Cette formation diplômante articule la professionnalisation et l’enseignement en permettant soit le maintien d’une activité professionnelle soit un stage.
L’étudiant acquiert les connaissances et savoir-faire des secteurs associatifs et institutionnels concernés par l’accueil des populations migrantes. Ainsi, ce DU permet de former des acteurs sociaux désireux de s’engager auprès de populations migrantes et ce de différentes manières : action publique, plaidoyer, animation sociale, insertion socio-professionnelle, hébergement, permanence juridique, communication, etc. Mais il permet également aux professionnels (avocats, médecins, psychologues, éducateurs) déjà en poste de se spécialiser sur les problématiques et enjeux spécifiques des mobilités internationales.

Ce parcours de formation mène à l’obtention d’un diplôme universitaire propre à l’ICP et permettant d’acquérir 60 ECTS sous conditions d’une participation à tous les modules présentiels, la réalisation du stage et la présentation d’un écrit de recherche. Par ailleurs, certains cours peuvent être mutualisés ou ouverts à d’autres personnes, et certaines validations peuvent s’effectuer par blocs séparés.