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Portrait de Charlotte Bertin, présidente du MUN ICP

A l’heure où les Nations Unies ne cessent d’occuper le devant de la scène médiatique, Charlotte Bertin – présidente de l’association MUN (Model United Nations) ICP, nous parle de son engagement associatif autour des instances internationales.

Pouvez-vous nous dire ce que signifie "MUN" ?

MUN ICP c’est une association de simulation de débats des Nations-Unies. Chaque étudiant engagé représente un diplomate d’un pays, il devient ainsi un « délégué ». Chaque délégué, réparti dans des comités (type UNESCO, SPECPOL, PNUE, UNDP, COP 21, Conseil de sécurité) est amené à débattre sur des sujets de société en lien avec la thématique du Comité au sein duquel il siège. L’objectif est d’aboutir à l’écriture de résolutions en faisant des alliances avec les autres délégués, puis de promouvoir la diplomatie et les relations internationales.

Barack Obama, lui-même, a mentionné le travail mené dans des MUN. La première conférence a été organisée à Harvard qui continue à en organiser. Certaines simulations sont également organisées dans certains lycées. Dans certaines universités, participer à des débats des MUN est une matière à part entière.


Comment fonctionne votre association étudiante "MUN ICP" ?

A l’ICP, on compte une soixantaine de membres cette année. Nous avons eu un nombre de candidatures, sans précédent. L’association existe depuis cinq ans. Nous avons représenté l’ICP au cours d’une quinzaine de conférences, depuis son existence. Nous choisissons de participer à des conférences en fonction de leur rayonnement international et en accord avec le calendrier universitaire.

Il y a des prix - « award » - qui récompensent les meilleurs délégués de chaque comité. Depuis l’existence de l’association, les étudiants de l’ICP ont ramené près d’une vingtaine de récompenses. Afin de nous préparer, nous organisons, tout au long de l’année, des mini « MUN » où les débats ont lieu sur une journée qui se clôture par l’adoption d’une résolution.


Comment vous préparez-vous ?

On se retrouve tous les mardis de 12h à 14h pour des séances d’entrainement. Les membres du bureau apportent la méthodologie et l’apprentissage des règles de procédure à tous les nouveaux adhérents. Il faut qu’il y ait un très bon esprit de groupe et un esprit de cohésion afin de pouvoir rassembler des avis divergents. La prise de parole en public est très formatrice, surtout qu’elle se fait en langue anglophone.


Pouvez-vous nous présenter les conférences de cette année ?

Nous avons ramené 4 distinctions de notre voyage à Madrid qui s’est déroulé du 3 au 10 février à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid. Les discussions portaient sur les instances internationales suivantes : DISEC (Disarmement International Security), Unicef, un conseil de sécurité, Special Political and Decolonization. De la décolonisation en passant par le droit des enfants jusqu’aux résolutions de conflits en zone armées, les sujets étaient très diversifiés. Une deuxième délégation partira du 28 février au 6 mars à Edimbourg. Nous sommes fiers de représenter l’Institut Catholique de Paris à l’étranger.


Que vous apporte votre engagement associatif ?

Participer au MUN m’a permis de découvrir énormément de choses sur les Nations-Unies et de mieux m’exprimer en public. La rencontre avec des étudiants issus de plus d’une vingtaine de nationalités différentes est très enrichissante humainement. Cela permet de confronter nos parcours académiques et de faire en sorte que la rencontre ait vraiment du sens. Les valeurs de tolérance, d’acceptation de l’autre et d’égalité entre les hommes et les femmes où qu’ils soient sont au cœur de nos actions.