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La théologie au creuset de l’histoire. Marie-Dominique Chenu et son travail avec la Mission de France

Publié le 24 mai 2017 Mis à jour le 29 mai 2017
Date :
le  06 juin 2017
Horaire :
de 14H00 à 18H00 Ajouter à mon agenda 06-06-2017 14:00:00 06-06-2017 18:00:00 40 La théologie au creuset de l’histoire. Marie-Dominique Chenu et son travail avec la Mission de France Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie, en cotutelle (Institut Catholique de Paris - Faculteit Theologie en Religiewetenschappen, Katholieke Universiteit Leuven), par M. l'Abbé Xavier Débilly

La théologie au creuset de l’histoire. Marie-Dominique Chenu et son travail avec la Mission de France

Le dominicain Marie-Dominique Chenu (1895-1990), est connu, entre autres, pour avoir contribué au développement d’une approche historique de saint Thomas d’Aquin et de son œuvre et pour avoir participé à la promotion de la catégorie des « signes des temps » au moment du second concile du Vatican. Il est également connu pour avoir accompagné les initiatives apostoliques engagées par l’Église catholique, en France, à partir des années 1930 (J.O.C., Mission de France, Mission de Paris, prêtres-ouvriers) : son rôle de conseiller a été décrit dans les études historiques consacrées au mouvement missionnaire français autour de la Seconde Guerre mondiale.

Le théologien s’est-il pour autant contenté d’apporter les lumières de sa réflexion aux acteurs de terrain, les aidant à élucider le sens de l’expérience qu’ils vivaient ? Certes, Chenu a joué ce rôle, mais la présente recherche explore l’hypothèse d’une réciprocité de la relation, le théologien découvrant dans l’expérience vécue par les missionnaires une matière nouvelle pour sa propre recherche.

À travers l’étude de cas du travail de Chenu avec les prêtres de la Mission de France, nous essayons de mettre en lumière les interactions entre l’intelligence de la foi et l’engagement apostolique. Dans un jeu fécond d’aller-retour entre la pensée et les pratiques, une dynamique de révélation est à l’œuvre : la connaissance de Dieu et les manières de vivre et d’exprimer la foi se trouvent affectées par la rencontre de l’autre, au sein de la diversité des engagements dans la communauté ecclésiale et dans la relation de celle-ci avec ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne.

À travers les tâtonnements d’expériences ecclésiales nouvelles, c’est l’histoire d’un effort théologique et missionnaire qui se dessine comme exigence d’ajustement permanent des croyants à l’actualité de la Parole de Dieu et à la vie du monde présent.