Felipe Machado, ancien étudiant du Master ELSM en 2e année de thèse à l’ICP

Retour sur un parcours dans le secteur de l’économie sociale et solidaire

Quel est votre parcours ?


Je suis brésilien et j’ai suivi une licence en sociologie à l’Université Catholique du Chili. Après avoir exercé pendant sept ans le métier de consultant et d’enseignant en RSE à Santiago, je suis venu en France pour faire le Master 2 en économie solidaire et logique de marché (ESLM) à l’ICP. Pendant le Master je me suis intéressé à la thématique de l’évaluation de la plus-value sociale des organisations de l’ESS et j’ai fait un stage chez Emmaüs Connect. Ensuite, je me suis embarqué dans un projet de recherche-action à trois ans sur l’évaluation de l’utilité sociale en tant que doctorant sous la direction d’Elena Lasida (ICP) et Michel Renault (Université de Rennes 1). Mon terrain de thèse est l’UCPA et je suis sous contrat CIFRE, c’est-à-dire que je suis doctorant-salarié à l’UCPA. Maintenant je suis en deuxième année de thèse.
 

Pourquoi avoir choisi le master ESLM ?


Le Master ESLM m’a attiré pour diverses raisons. D’une part, la formation aborde et articule explicitement l’économie solidaire et la logique de marché. Cette approche me semblait centrale si on veut que les principes et pratiques solidaires gagnent une place plus importante dans l’économie. D’autre part, la diversité des cours donne un bon aperçu du secteur de l’ESS et il y a un excellent équilibre entre théorie et pratique. Enfin, les intervenants sont des experts dans leur domaine et les échanges avec des acteurs de terrain que proposaient la formation me semblait fondamental.

En octobre dernier, vous avez participé aux côtés des actuels étudiants du master ESLM à la 90e session des Semaines Sociales de France sur le thème : Religions et culture, ressources pour imaginer le monde.
           
 

Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ?


La 90e session des Semaines Sociales de France, qui s’est tenue le 2, 3 et 4 octobre 2015 à l’UNESCO à Paris, était un espace de dialogue sur le rôle que les religions et les cultures peuvent jouer pour faire face aux défis de notre société. Dans la deuxième journée, Bernard Perret (socio-économiste qui enseigne au sein du master ESLM) est intervenu et j’ai eu la chance de participer à sa conférence en tant que discutant. Il a abordé le problème du changement climatique et nous a expliqué comment l’espérance religieuse peut susciter un engagement concret. Je lui ai posé deux questions : la première sur la façon dont l’espérance chrétienne peut « s’objectiver » ou « prendre chair » dans les structures et processus de la société, c’est-à-dire dans les institutions, normes et autres dispositifs sociaux qui contribuent à orienter et réguler les conduites individuelles et le vivre ensemble ; et la seconde sur ce qui est spécifique et ce qui commun entre l’espérance chrétienne et l’espérance humaniste laïque.
 

Enfin, en tant qu’acteur de l’économie sociale et sociale, quels seraient vos conseils à des étudiants qui souhaiteraient suivre des études dans ce secteur ?


Penser l’économie autrement est essentiel pour bâtir le développement durable. L’économie solidaire réunit un ensemble de pratiques qui mettent en avant l’utilité sociale des activités économiques et réunissent les acteurs du secteur associatif, public et privé pour créer un l’impact sociétal positif. Dans ce sens, l’économie solidaire s’est constituée dans un champ professionnel et de recherche très riche et divers. En plus, c’est un secteur en plein boum qui embauche.

Revoir la conférence "Les religions comme source d’espérance" sur YouTube
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