Témoignage de Bénédicte lors de la remise des diplômes 2012

Témoignage de Bénédicte lors de la remise des diplômes 2012

 

En sortant de l’IER en juin, je ne pensais pas devoir revenir un jour pour un oral ici à l’institut catholique de Paris. Mais, fidèlement, le directeur de l’IER m’a demandé un témoignage. Alors, j’ose vous partager quelques réflexions :

 

- Lorsque j’étais en seconde, je rêvais de faire de la théologie, sans savoir vraiment ce que c’était. Je savais qu’elle était enseignée dans les universités catholiques et je pensais qu’elle était plutôt réservée aux intellectuels, aux savants ou à ceux qui ont une foi bien ancrée. J’étais fascinée de savoir qu’ils pouvaient ensuite parler de Dieu, alors que moi, je ne pouvais que balbutier quelques mots sur Dieu.

 

Bref, je n’ai pas fait d’études secondaires et j’ai exercé le métier de facteur où là j’apportais non pas la Bonne Nouvelle mais des nouvelles bonnes ou moins bonnes. L’idée de faire de la théologie m’a toujours poursuivie et j’ai suivi quelques formations par le biais de la formation permanente de mon diocèse d’origine. Accompagnant des jeunes, c’était inconcevable de parler de Dieu, sans un minimum de formation. Mais cela restait insuffisant.

 

En 2007, je suis entrée chez les sœurs de La Providence de La Pommeraye, congrégation apostolique de spiritualité carmélitaine. Et après mon noviciat, ma supérieure me propose de faire l’IER, elle-même avait suivi cette formation.

 

J’ai adhéré complètement à cette proposition, non pas seulement pour réaliser mon rêve d’ado mais pour fonder solidement ma foi et en rendre compte auprès des jeunes vers lesquels j’ai toujours été engagée. Je remercie d’ailleurs Sr Anne-Marie, supérieure régionale de m’avoir permis de faire ces études durant 3 ans. Les jeunes sœurs avec qui j’ai fait mes études, ne vont pas me contredire, la formation est d’une grande priorité pour nous aujourd’hui afin de nous aider à vivre notre vocation apostolique dans notre monde sécularisé. Pour entretenir notre dynamisme spirituel et apostolique, nous avons besoin d’une formation spirituelle, doctrinale, sociale, professionnelle et culturelle comme le note notre livre de Vie.

 

- En 2009, je suis donc devenue étudiante à l’IER. J’ai vécu avec sérieux et passion ces années d’études. Je ne vous cache pas que parfois ma foi a été remise en cause, et j’ai eu des phases de découragement. MAIS en me laissant déplacer, transformer par les enseignements ... j’ai appris à mettre des mots sur ma foi et à en rendre compte. Je remercie mes sœurs de la communauté de Boissy St Léger : elles m’ont soutenue, encouragée, supportée mais aussi portée durant les périodes de validations !!!

 

 

 

- Ce qui m’a particulièrement marquée durant ces 3 années, c’est la bienveillance des enseignants et étudiants, notamment durant les TD. Venant de milieu divers, avec des situations de vies divers, nous nous sommes écoutés les uns et les autres. Ces travaux de groupes m’ont permis d’approfondir mes convictions, de comprendre et de redire avec mes mots ce que je recevais des enseignements dans les différentes disciplines.