Sophie Flurin

IER, 2ème année

Il y a certaines rencontres qui déplacent et réveillent quelque chose en nous. Et c'est souvent dans la relecture de l'évènement que l’on en comprend le sens.
La vie m’a conduite sur un chemin que je n’avais pas imaginé, un chemin où il a fallu que j’apprenne à vivre en acceptant et en accueillant la différence. Alors que cette vie me creusait dans mes profondeurs, ma soif de sens ne faisait que grandir.

J’ai fait mes premiers pas en théologie avec le CETAD (Centre d’études théologiques à distance). Je me souviens que lorsque les sessions se terminaient, je sentais un vide, un manque. Un ami prêtre m’a glissé la plaquette de l’IER entre les mains. J’ai tout de suite été séduite par la proposition de regroupement des cours sur une journée par semaine. La formule me convenait bien, compte tenu de ma charge familiale et du temps qui m’était nécessaire pour le travail personnel.
J’ai particulièrement apprécié la qualité de l’enseignement. Le contenu des cours est venu rejoindre ce qui m’habitait. J’ai pris de l’assurance et je me sens armée pour rencontrer croyants et non croyants, avec une parole qui est la mienne mais qui est nourrie par tout ce que j’ai reçu.
Le stage que j’ai effectué en aumônerie d’hôpital, en troisième année, a été une expérience particulièrement enrichissante. J’ai abordé le stage, animée d’un désir ardent de rejoindre ceux qui souffrent. Et pendant un an, tout en visitant les personnes malades, je fournissais un travail d’observation, de proposition, d’animation et d’évaluation centré sur les réunions d’équipe, encadrée par l’IER. Lorsque la proposition de succéder à l’ancien aumônier, m’a été faite, je n’ai ressenti aucun empressement. Je me suis laissée interroger par cet appel. J’ai compris peu à peu qu’il rejoignait une aspiration profonde et j’ai osé dire oui.
Mon parcours à l’IER s’achève dans quelques mois, mais j’ai bien envie de poursuivre les études de théologie parce que ma soif ne passe pas.