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Une christologie de la double participation dans l’oeuvre de Y. de Montcheuil

Publié le 6 mars 2017 Mis à jour le 30 janvier 2019
Date :
le  10 mars 2017
Horaire :
de 09H00 à 15H00 Ajouter à mon agenda 10-03-2017 09:00:00 10-03-2017 15:00:00 40 Une christologie de la double participation dans l’oeuvre de Y. de Montcheuil Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie par M. l'Abbé Pierre Mpandzou Miafouna

Une christologie de la double participation dans l’oeuvre de Y. de Montcheuil
 

Les souffrances et la mort du Christ ont soumis la théologie du XXème siècle à une réélaboration de la sotériologie néo-scolastique. Comment comprendre, en effet, que Jésus-Christ a satisfait « à notre place » ? L’œuvre du jésuite Yves de Montcheuil fournit une réponse originale dans le contexte de la modernité. Son argument est que, si le péché ne peut atteindre Dieu, la nécessité d’une réparation préalable à tout pardon ne devrait pas être requise. Il interprète néanmoins l’incarnation du Christ comme une satisfaction pour « nos péchés ».

Le Christ dans sa mort sur la croix participe, en effet, par amour et par solidarité, à notre humanité pour la sauver, ce que notre état de pécheur nous empêchait de réaliser. « Mort à notre place » est commandé par le « en notre faveur » mais c’est bien « à cause de nous ». Cependant, nous participons également à sa mort rédemptrice dans une libre réponse. A ce titre, nous pouvons parler d’une christologie de la « double participation » qui n’est pourtant pas symétrique.

Le Christ est mort « pour nous », non pour nous dispenser de satisfaire, mais pour nous permettre de le faire à sa suite. Nous le faisons par mode de participation et de communication à son offrande au Père. Le résultat principal de cette recherche consiste à situer l’œuvre du Christ non pas comme une substitution à la liberté humaine, mais comme service par mode de suppléance, c’est-à-dire finalement comme solidarité du Christ dans sa double nature avec l’humanité. L’humanité est ainsi incluse dans le Christ qui a initié pour elle l’œuvre du salut.