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La singularité de Jésus dans la médiation salvifique du Christ selon Jacques Dupuis

Publié le 5 février 2018 Mis à jour le 30 janvier 2019
Date :
le  12 février 2018
Horaire :
de 14H00 à 18H00 Ajouter à mon agenda 12-02-2018 14:00:00 12-02-2018 18:00:00 40 La singularité de Jésus dans la médiation salvifique du Christ selon Jacques Dupuis Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie par M. l'Abbé Maurille Zola Toko

La singularité de Jésus dans la médiation salvifique du Christ selon Jacques Dupuis

Dans Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux (1997), Jacques Dupuis (1923-2004), théologien jésuite et belge, se propose de comprendre, à partir de son approche de christologie trinitaire et pneumatique, la signification de la pluralité religieuse dans l’unique plan divin de salut pour toute l’humanité.

Cette proposition théologique suscite des réceptions controversées et diversifiées. Certains théologiens reprochent à Dupuis d’affaiblir l’oeuvre salvifique divine accomplie dans et par le Logos incarné, Jésus le Christ. Pour lui, en effet, le Logos asarkos (Verbe éternel) s’est incarné dans la personne de Jésus de Nazareth (Logos ensarkos), mais il est aussi présent dans les religions non-chrétiennes de l’humanité par son Esprit.

La présente étude se propose de l’interroger sur la place de l’historicité de Jésus dans son oeuvre de salut, quand on considère le Christ comme Médiateur salvifique pour tous les êtres humains. L’analyse chronologique de l’oeuvre de Dupuis permet de constater qu’elle soulève des difficultés portant sur l’union hypostatique, l’action salvifique du Christ et l’articulation entre l’action du Verbe incarné et l’oeuvre de l’Esprit-Saint. Pour pallier ces difficultés qui appauvrissent la médiation de l’humanité de Jésus-Christ dans l’ordre du salut chez Dupuis, nous sollicitons les théologiens Vincent Holzer, Terrence Merrigan, Claude Geffré, Joseph Moingt.

Les trois premiers expliquent, de manière nuancée et diversifiée, la permanence de l’humanité du Christ dans son oeuvre de salut.

Le dernier montre que le concept de « proexistence » est un chemin historique qui permet de penser le devenir Verbe de Dieu dans l’humanité du Christ. Toutefois, les contributions de ces théologiens ne diriment pas complètement la question de l’historicité de Jésus dans son oeuvre salvifique à l’ère d’un pluralisme religieux irréductible et de la pratique du dialogue interreligieux.