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La pertinence du concept d’autonomie réciproque chez Jean-François Malherbe

Publié le 11 décembre 2020 Mis à jour le 14 décembre 2020
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ID de réunion : 857 7105 3807
Code secret : C10GXs

La pertinence du concept d’autonomie réciproque chez Jean-François Malherbe. Une philosophie du sujet en dialogue avec les approches métaphysique et procédurale en bioéthique.

Jury :

Docteur Marie-Dominique Trébuchet, Président du Jury et lecteur expert

Mme le Professeur Catherine Fino, Directeur de la thèse

M. le Professeur Paulo Rodrigues, Lecteur expert extérieur Université Catholique de Lille

Résumé de la dissertation :
Le point de départ de cette recherche se situe dans le contexte d’une bioéthique qui est déstabilisée dans ses fondements. Dans cette situation, la recherche d’un cadre consensuel entre les différentes institutions sociales devient de plus en plus difficile. Cela apparaît clairement, d’une part, dans la revendication des scientifiques de posséder une autonomie dans la recherche et dans le choix éthique et d’autre part, dans la tendance actuelle de rejeter tout argument qui présuppose la foi.

Un tel contexte laisse émerger des situations des perplexités qui provoquent deux tendances dans la manière de construire une éthique fondamentale en bioéthique. Il s’agit d’un côté d’une métabioéthique fermée au transcendant et de l’autre d’une métabioéthique ouverte au transcendant.
Ce contexte ne va pas sans poser problème. Ainsi, l’objectif, dans cette recherche, était de proposer une formulation particulière de la bioéthique qui s’exprimerait de façon à être accessible à tous dans un contexte pluraliste et interculturel et qui serait compatible avec l’esprit de la foi.

Pour cela, nous avons recouru à l’oeuvre de Jean François Malherbe et son concept d’autonomie réciproque. Ce dernier a permis de fonder la bioéthique de manière non métaphysique sans exclure le recours à la tradition. Malherbe le fait en déplaçant les questions des fondements sur une anthropologie de l’interdépendance qui reconfigure le concept d’autonomie réciproque de manière pertinente pour la tradition chrétienne mais recevable aussi en raison par les différents interlocuteurs. Un concept qui démontre que l’autonomie n’exclut pas l’idée d’une croyance ou d’une religion et propose un cadre de dialogue avec les différentes tendances bioéthiques.

Mots-clés : bioéthique, techno-science-biomédical, autonomie, autonomie réciproque, éthique, intersubjectivité-critique, dialogue, incertitude, relation, norme, patient-soignant.