Pierre Imbert, acteur au Club-théâtre

Pierre Imbert, chef de troupe des Souffleurs de Vers, est actif dans la troupe de théâtre de l'Institut Catholique.

Quand êtes vous entré à l’Institut Catholique de Paris et quel cursus universitaire y suivez-vous ?

Je suis entré à l’Institut Catholique de Paris en septembre 2008 en Licence d’histoire.

Avez-vous débuté le théâtre à l’Institut Catholique de Paris ?

J’ai commencé le théâtre à l’Institut Catholique de Paris l’année suivante, en 2009-2010. Mais j’avais déjà une dizaine d’années de pratique dans diverses troupes de théâtre (essentiellement scolaires).

Faut-il nécessairement avoir une expérience du théâtre pour entrer dans la troupe ?

Non, tous les niveaux sont les bienvenus chez les Souffleurs de Vers, le but (et il est souvent atteint) étant de progresser. Toutes les disciplines (chant, danse…) sont également recherchées.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers la troupe des Souffleurs de Vers ?

Le théâtre est quelque chose de très important pour moi et la troupe de l’Institut Catholique de Paris était la meilleure opportunité de travailler avec des metteurs en scène professionnels. L’ambiance générale de la troupe y a également contribué. Enfin, le théâtre était mon option en deuxième année et nos spectacles faisaient partie de ma note…

Depuis votre entrée dans la troupe, quels sont les spectacles ou les oeuvres travaillées qui vous ont le plus marqué ?

Bien sûr, travailler Dom Juan fut un grand moment, ce spectacle fut une grande fierté pour toute la troupe… et beaucoup de travail. Cependant, c’est Rire & Cie en mai dernier qui est ma plus grande fierté car le travail fut dur et le résultat inespéré donna naissance à une véritable troupe de théâtre, soudée et solidaire. Je retiendrai deux rôles préférés : celui de Scapin dans Shakespeare, Molière, Claudel, BARRAULT et quelques autres… pour Noël 2010 et celui du philosophe dans Rire & Cie en mai 2011.

Deux rôles m’ont demandé plus de travail : celui de Raymond Ducousso dans Le Personnage Combattant de Jean Vauthier pour décembre 2010 et celui de Sganarelle dans Ma Cour d’Honneur de Philippe Avron (mai 2011).

Quel auteur aimeriez-vous jouer, quel personnage rêveriez-vous d’incarner ?

Mon auteur de prédilection reste Molière, mais je puis en trouver tant d’autres : Corneille, Beckett, Goldoni, Dario Fo, La Fontaine… la liste est longue !!! et deux personnages me font rêver : Cyrano de Bergerac (dans le Cyrano d’Edmond Rostand, ma pièce préférée) et le Fou dans Le Roi Lear de Shakespeare.

Racontez-nous l’emploi du temps type de la troupe pendant l’année universitaire ?

Les répétitions ont lieu tous les jeudis soir, de 19h à 21h. Nous sommes une troupe de théâtre universitaire, nous avons donc un niveau d’exigence de qualité assez élevé, le travail est donc important afin que les spectacles soient à la hauteur de cette exigence. Il faut s’attendre à passer des soirées complètes et parfois des week-ends entiers à l’ICP pour répéter les spectacles. Nous jouons deux spectacles par an, un pour décembre et un pour mai. Sinon, la vie de la troupe se crée aussi lors des soirées pendant lesquels nous nous retrouvons (de plus en plus nombreuses en fonction de l’avancée dans l’année…).

Décrivez-nous l’ambiance dans la troupe !

L’ambiance est excellente et, grâce aux spectacles, une véritable solidarité naît entre les acteurs. Pour cela, notre dernier spectacle a permis de créer un magnifique groupe d’amis. Attention cependant, travailler ensemble un art aussi subtil et délicat que le théâtre peut parfois créer fatigues et tensions, mais en général, rien qu’un bon verre tous ensemble après une répétition ne permettent de faire oublier…

Qui assure la mise en scène ? Parlez-nous du travail du metteur en scène, les acteurs participent-ils aux choix de mise en scène ?

Nos metteurs en scène sont Corine Thézier et Robert Bensimon, des professionnels du théâtre qui on fait de leur art leur métier et leur vie et possèdent l’expérience et la clairvoyance nécessaire pour mener et mettre en scène les spectacles des SDV. Les acteurs donnent évidemment leur point de vue, qui est écouté attentivement et souvent pris en compte.

Est-ce que participer au club théâtre a modifié votre manière d’aborder vos études ?... votre manière d’être ?

La troupe représente une surcharge de travail considérable qu’il faut prendre en compte dans son travail pour ses études. Travailler pour les Souffleurs de Vers a changé beaucoup de choses, m’a donné envie de persévérer vers le théâtre comme projet professionnel et le contact avec nos metteurs en scène a changé également beaucoup de choses dans la vie de tous les jours, surtout dans la perception des petits évènements de la vie quotidienne.

Comment se répartissent les responsabilités au sein de la troupe ?

La part artistique (mise en scène) est l’apanage de Corine Thézier et Robert Bensimon, la part administrative se partage entre les autorités de l’Institut Catholique de Paris et les étudiants responsables. J’ai été nommé en début d’année « chef de troupe » (nom que je n’aime pas beaucoup, je lui préfère «responsable »), c'est-à-dire responsable de l’administration et de la communication de la troupe, mais également véritable « capitaine » (au sens sportif) de la troupe. J’accorde une grande importance aux devoirs et aux responsabilités importantes qui sont les miennes et suis assez fier du travail que la troupe a accompli cette année.

Que diriez-vous de votre public ?

Le public pourrait avant tout être plus nombreux. Nous avons un véritable effort à faire de ce point de vue pour l’année prochaine. C’est un public majoritairement étudiant, donc assez exigeant et connaisseurs, mais également exaltant.

Votre devise théâtrale ? ou une citation, une image d’auteur ou d’acteur célèbre ?

Le théâtre, c’est la vie, ses moments d’ennuis en moins. (Alfred Hitchcock)

... et surtout, n’oubliez jamais la plume de l’indien…