Magali, une année à Rutgers, The State University of New Jersey

Magali, étudiante en troisième année de Licence à la Faculté des Lettres, nous raconte son année d'études aux Etats-Unis, à Rutgers, The State University of New Jersey.

Comment s'est passée l'arrivée dans votre université d'accueil ?

L'université avait organisé une semaine entière d'orientation pour la soixantaine d'étudiants étrangers qui venait d'arriver. Des activités, des repas, des sessions d'informations tant sur la culture américaine que sur le côté légal d'être un étudiant étranger aux Etats-Unis. La semaine nous a permis de tous nous rencontrer et de créer des liens pour l'année!

Le seul petit choc est de se retrouver en plein décalage horaire, à défaire ses valises dans un appartement où vivent 3 autres personnes, étrangères aussi, et surtout dans une chambre partagée avec une colocataire. Bienvenue aux Etats-Unis!

Quelle a été votre plus grande satisfaction ?

Les bénéfices personnels et académiques de l'année. Enfin changer de décor, prendre du recul sur son parcours et repousser ses limites. Ce fut un véritable choc culturel, tout au long de l'année. On ne s'ennuie pas une minute, à moins de ne pas s'investir du tout... Ne serait-ce que cohabiter avec une colocataire coréenne, une australienne et une anglaise, ça bouscule déjà pas mal le quotidien.

L'université est énorme, il y a toujours quelque chose à faire quelque part: à Rutgers il y avait quelques centaines d'associations étudiantes, de celle qui soutenait Obama et le parti démocrate, jusqu'à l'association NAACP en passant par les fans de Harry Potter. Il y en a pour tous les goûts !

Cette mobilité vous-a-t-elle changé ? En quoi ?

Absolument. On se découvre dans un nouveau contexte, on apprend beaucoup sur nous même et notre capacité à s'adapter et à exister dans un contexte social différent de celui qu'on a toujours connu.

Les cours à l'américaine sont un avantage conséquent: ils ne se déroulent pas du tout de la même façon qu'en France, le cours est partagé entre l'intervention du professeur et celle des étudiants. Vos professeurs vous le diront eux-mêmes, c'est 50-50. Le travail en équipe est constamment sollicité, et les étudiants n'hésitent pas à contredire leur professeurs et leurs pairs, toujours dans le respect mais jamais dans la passivité. Moi qui n'osais pas participer en cours auparavant, rien de mieux qu'une année aux Etats-Unis pour vous donner confiance en vous, même si ça peut prendre un peu de temps et d'effort au début. Puis participer spontanément dans une autre langue que le français demande un effort intellectuel soutenu au long de la journée, que ce soit en cours ou simplement autour d'un café avec un ami ou une colocataire. A la fin ça devient naturel!

Quels conseils donnez-vous aux étudiants qui souhaitent partir en mobilité ?

Foncez! Le processus peut être un peu éprouvant, du début du dossier jusqu'à l'obtention du visa étudiant, mais les résultats sont ce qu'ils sont. Ce ne peut être qu'enrichissant, tant sur le plan académique que personnel. Cela permet de prendre du recul, de vivre son diplôme pleinement et autrement. Vous rentrez avec de nouvelles expériences, de nouvelles connaissances, la fierté de pouvoir se sentir capable de quitter famille et amis pendant un an ou un semestre pour mieux les retrouver après.

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