Les métiers de l'économie solidaire

Jeanne-Marie de Lépine, titulaire du Master Solidarité et Action Internationales 2006, nous présente son travail dans le domaine de la Finance Ethique au sein de l'Association Régionale des CIGALES d'Ile-de-France. Le Master Economie solidaire et Logique de marché de la Faculté de Sciences Sociales et Economiques (FASSE) prépare à ce type de métier.

"Tiens, encore un diplôme qui ne sert à rien !" C'est en ces termes que Jeanne-Marie, titulaire du Master Solidarité et Action internationale, est accueillie à l'ANPE lors de sa première recherche d'emploi. "Malheureusement pour cette Cassandre, et heureusement pour moi, une semaine plus tard, une association me rappelle pour me dire qu'elle souhaite m'embaucher ...." explique-t-elle.

Après cette expérience, que diriez vous aux étudiants qui se destinent aux métiers de la "solidarité" ?
Cette anecdote résume bien l'a priori injustifié auquel sont confrontés les étudiants qui comme moi s'intéressent aux métiers des associations et de l’économie solidaire ! Combien de fois n’ai-je entendu dire que je ne trouverai pas de travail, que le secteur était bouché, qu’un diplôme en « humanitaire » ne servait à rien … J’encouragerai pourtant tous ceux qui souhaitent suivre cette voie à ne pas se décourager et à se donner les moyens d’y parvenir.
En quoi votre Master vous est-il utile ?
Les Master SAI (Solidarité et Action Internationales) et ESLM (Economie Solidaire et Logique de Marché ) de l’Institut Catholique de Paris permettent de développer une vraie polyvalence en apprenant les bases de plusieurs métiers. J’ai acquis une meilleure compréhension du fonctionnement du secteur, des codes du milieu. La formation permet d’appréhender les projets dans leur généralité, leur complexité et leur transversalité … J’ai aussi pu former les premiers maillons de mon réseau, et acquérir au travers de mon stage de fin d’études une première expérience professionnelle de 9 mois (dont 3 mois en CDD) au sein du service marketing de l’AFM-Téléthon.
Bien entendu, et peut être plus particulièrement dans ce secteur d’activité, le diplôme n’est pas le sésame absolu pour intéresser un employeur s’il n’est pas associé à une véritable expérience bénévole ou professionnelle. C’est aussi pourquoi les étudiants ayant déjà une expérience associative ou un projet bien défini bénéficient d’un avantage certain, mais pas obligatoire, pour intégrer ces Masters.
Pouvez vous nous parler de votre mission pour l’association CIGALES ?
Je suis chargée de développement au sein de l’Association Régionale des CIGALES d’Ile de France. Mon rôle y est à la fois d’animer l'existant et de développer de nouvelles opportunités. Je coordonne les activités communes des différents clubs, j’anime le réseau existant par la réalisation d’une lettre mensuelle d'information et je favorise l’émergence de nouveaux clubs départementaux. J’ai aussi pour mission d’accueillir et orienter les porteurs de projets et d’instruire les projets reçus, ou encore de trouver de nouveaux financements et de sensibiliser le public ainsi que nos partenaires de la création d'entreprise à nos activités …
C’est pour moi l’occasion de mettre à profit l’autonomie et la polyvalence que j’ai acquises en Master. J’apprécie aussi le contact humain au quotidien et le défi que représente le développement de nouveaux partenariats dans des zones inconnues. Et puis je continue à apprendre et me rend compte que mon expérience est transposable dans d'autres associations, ou dans le secteur public (collectivités territoriales par exemple), ce qui me permet de me projeter sans crainte dans l’avenir professionnel.


Le site de CIGALES

La page du Master Economie solidaire et Logique de marché