Grec patristique

La langue grecque des Pères de l’Eglise hellénophones

Le grec « patristique » (ainsi appelé par facilité) est en fait une réalité virtuelle et polymorphe: il s’agit de la langue grecque telle qu’on la lit dans les textes des Pères de l’Eglise hellénophones, depuis l’extrême fin du Ier s. (Clément de Rome, en 96) jusqu’à, conventionnellement, Jean Damascène († 750 ca.). Les auteurs concernés sont originaires des différentes régions de l’Empire romain d’Orient (puis Byzantin) ; on trouve aussi, dans cet état de langue, quelques traductions de textes latins ou orientaux (syriaques, arméniens, etc.). Cette littérature illustre la défense, puis la propagation, et enfin le triomphe du christianisme des premiers siècles dans l’Orient multiculturel. Outre la perte d’une appartenance politique commune, suite aux invasions perses, puis arabes, l’Orient chrétien perdit également son unité religieuse au profit de divers courants dogmatiques, dont le plus important fut le monophysisme ; cependant, la majorité des textes patristiques furent considérés comme un trésor commun pour les siècles à venir, et leur survivance fut assurée notamment dans les milieux monastiques, très actifs, qui ne connaissaient pas de frontières.

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