Gabriel Vital, Master d’Histoire

Gabriel Vital, 25 ans, en Master d’Histoire à la Faculté des Lettres

Pouvez-vous en quelques mots retracer votre parcours d’études ?

En y réfléchissant, je me rends compte que je n’étais pas forcément destiné à faire des études d’histoire. Je viens d’une famille de juristes. Après avoir obtenu mon baccalauréat en section ES, je me suis donc inscrit en Droit, sûrement plus par convenance que par véritable choix personnel et projet professionnel. En effet, dans certaines familles, suivre la tradition familiale est important, même si cela oblige à accepter certaines concessions. Mais très vite, je me suis rendu compte, non seulement de mon erreur d’orientation mais également de ma véritable passion depuis toujours : l’histoire. En arrivant à Paris, quand j’ai su qu’il y avait possibilité d’intégrer l’ICP, je n’ai pas hésité et c’est sûrement la meilleure décision que j’ai prise concernant mes études.

Pourquoi avoir choisi ce Master de l’ICP ?

Passionné depuis ma plus tendre enfance par la mer et par tout ce qui se rattache au domaine maritime, il me semblait inévitable d’effectuer mon Master sous la direction de Monsieur Buchet (Professeur d’histoire maritime), pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Le Master Recherche permet d’avoir une bonne approche du métier d’historien, de ses difficultés pour effectuer des recherches (par manque de documents, disparité des sources…) mais également de ses richesses (nombreuses découvertes, acquisition de connaissances…). Cette année de Master 1 à l’ICP répond donc pleinement à mes attentes. On a coutume de dire que l’on prend plus de plaisir à faire ce qu’on aime, mais dans ma situation, il n’est pas incongru de dire que c'est vraiment le cas. La vie est faite de rebondissements, de contretemps, mais c’est ce qui la rend si passionnante à vivre.

Quelle poursuite d’études et quels débouchés envisagez-vous ?

Je souhaite à terme intégrer la Marine. Même si le concours est difficile et surtout porté sur les matières scientifiques (math, physique), je vais m’y préparer et tout mettre en œuvre pour réussir. Il existe peut-être 1% de chance pour que je réussisse, mais je préfère le tenter plutôt que d’avoir des regrets. Bien sûr, je dois garder une porte de sortie "au cas où". C’est pourquoi, je vais également dans le cadre du Master d’Histoire préparer le concours du CAPES d’enseignement dont les épreuves auront lieu en mars.

Vous vous êtes investi dans la vie associative : pouvez-vous nous en parler ?

A mon arrivée à l’ICP, lors de mon année de L1, j’ai intégré le club de voile car je voulais profiter de mon temps libre et vivre cette passion. Nous avons dû dans un premier temps chercher des sponsors et un mode de financement pour pouvoir organiser des week-ends d’entraînement en Bretagne et participer ensuite à la course de l’EDHEC à la Rochelle. Nous étions un groupe d’une quinzaine de membres, tous étudiants, et malgré certaines difficultés, nous avons réussi notre pari. Je garde un très bon souvenir de cette expérience, aussi bien au niveau de mon investissement dans le club de voile qu’au niveau des relations humaines. Les années suivantes, je n’ai pas pu poursuivre l’aventure, donnant la priorité à mes études. Je dirais qu’il est important de trouver un bon équilibre, un juste milieu entre son investissement dans la vie associative et ses études.

Mars 2010