Édouard de La Rochefordière, Master 2 Politiques Environnementales et Développement Durable de la FASSE, promo 2011-2012

Édouard de La Rochefordière, diplômé du Master 2 Politiques Environnementales et Développement Durable (PEDD) de la FASSE (promotion 2011-2012), travaille comme chargé de communication chez Frères des Hommes. Il vient de rédiger un article « XXIe siècle : l'urgence d'un changement » dans la revue trimestrielle de Solidarité Internationale, Altermondes.

Comment êtes-vous arrivé au Master PEDD ?

J’ai postulé à ce Master avec une Licence en sciences politiques, économie et philosophie obtenue à l’Université de York au Royaume-Uni. Je cherchais une formation à la fois professionnalisante et proche des sciences humaines. C’est donc plus une sensibilité aux questions environnementales qu’un projet professionnel spécifique qui m’a mené à ce Master. Le choix de cette filière m’est venu assez naturellement mais en France, il y avait peu de formations liées au Développement Durable. En plus d’avoir été attiré par le programme varié du Master PEDD, j’ai eu un très bon contact avec la responsable de la formation (Madame Caroline Quazzo à l’époque). Cela a été déterminant dans mon choix.

Qu’est-ce que ce Master vous a apporté ?

Je suis arrivé avec une idée assez archaïque de ce que pouvait représenter l’environnement. Or c’est une notion large et très complexe qui dépasse largement la relation homme/nature, bien qu’elle y est fondamentale. Le Master permet de se former à plusieurs niveaux. D’abord par l’étude scrupuleuse de secteurs particuliers – l’énergie, la biodiversité, l’agriculture, etc. – avec les enjeux spécifiques qui les caractérisent. Puis, en reliant ces « bulles », je pense avoir développé une vision précise et critique du Développement Durable. C’est cela qui me permet d’aborder mon avenir professionnel en confiance. Sans oublier bien sûr l’expérience acquise par les stages et la rédaction du mémoire.

Vous êtes chargé de communication chez Frères des Hommes. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette association ? En quoi consiste votre métier ?

Frères des Hommes est une association de solidarité internationale qui existe depuis maintenant 47 ans. Elle a pris ses racines dans la mobilisation catholique pour lutter contre la pauvreté dans ce qu’on appelait avant le « tiers-monde ». Elle a depuis évolué en tant qu’organisation apolitique et laïque et appuie des projets de développement portés par les populations locales dans plusieurs pays dits du Sud, tels que le Sénégal, Haïti, ou l’Inde. Ses principaux domaines d’intervention sont l’agriculture paysanne, l’Économie Sociale et Solidaire, et la démocratie citoyenne. En France, elle participe à des programmes de formation et anime des campagnes de sensibilisation à la Solidarité Internationale.
L’objectif de mon travail est d’abord d’être au service des autres pôles : projets, vie associative, collecte… Cela demande de rédiger des articles pour la newsletter mensuelle et d’en assurer sa diffusion, d’être actif sur les réseaux sociaux et de veiller au bon fonctionnement du site internet. Au bout du compte, l’aspect fondamental est d’entretenir le lien avec les donateurs et la base militante.

Vous venez de rédiger un papier « XXIe siècle : l'urgence d'un changement » dans la revue trimestrielle de Solidarité Internationale, Altermondes. Pourriez-vous nous en dire plus sur le sujet ?

Il s’agit d’une interview, pour être précis. La revue Altermondes a pour objectif de décrypter l’information relative à la Solidarité Internationale, le Développement Durable et les Droits de l’homme en se focalisant sur les alternatives proposées par la société civile. Au mois de mai 2013, elle consacrait un dossier très complet au Commerce Équitable, en association avec Libération. Pour ouvrir ce numéro, on m’a demandé de réaliser une interview d’Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation. Le but de notre entretien était d’analyser le rôle des règles du Commerce International et du modèle de développement dominant dans le problème de la faim dans le monde. Le Commerce Équitable propose-t-il des solutions désirables et faisables à ces problèmes ? C’est cela que l’on cherchait à savoir.

Enfin, quels sont vos projets pour l’avenir ?

J’ai une grande affinité avec le milieu associatif, car pour moi l’engagement est important. A ce niveau-là, j’aimerai travailler dans le plaidoyer, qui permet de défendre des intérêts collectifs et d’avoir une réelle influence politique. Le journalisme est également une discipline qui me plait.
Par ailleurs, je suis convaincu que le changement doit s’appliquer au quotidien et dans son environnement direct. C’est pour cela que je m’intéresse beaucoup aux initiatives de relocalisation de l’économie. Créer une ferme urbaine en plein cœur de Paris, développer des ateliers de récupération de matériaux usagés, les idées sont nombreuses et très stimulantes, pourvu qu’elles soient viables et qu’elles créent de la convivialité. Pour l’instant, je me concentre sur mon travail actuel, on verra pour la suite !

Propos recueillis à la FASSE le 27 mai 2013 par Pascale Nesci

Lire l'interview réalisée par Édouard de La Rochefordière.

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