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Gaïa face à la théologie

Publié le 5 décembre 2019 Mis à jour le 29 janvier 2020
Date :
du  06 février 2020 au 07 février 2020
Horaire :
Toute la journée Ajouter à mon agenda 06/02/2020 00:00:01 07/02/2020 00:00:01 40 Gaïa face à la théologie Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr true DD/MM/YYYY

La mutation climatique oblige à prendre en compte une transformation profonde dans les rapports avec la Terre. Cette transformation est résumée dans la figure énigmatique de Gaïa. Ce colloque propose de réfléchir aux manières dont la théologie ainsi que la politique, la science peuvent faire face à Gaïa.

Cette transformation est résumée dans la figure énigmatique de Gaïa, expression qui renvoie à la fois à de nouvelles sciences de la Terre et de nouveaux mythes. Jusqu’ici, la religion chrétienne, formée à une époque qui ignorait encore cette mutation largement causée par l’activité humaine, n’a pas encore mesuré l’immensité des enjeux.

L’encyclique du Pape François Laudato Si’ a certes joué un rôle d’éveil et d’alerte, mais elle n’a pas encore été assimilée par les fidèles. Le but de ce colloque est de laisser la figure nouvelle de Gaïa ébranler autant que possible les formes d’expression de la religion. Il porte autant sur la science du système Terre que sur la mythologie, l’exégèse et la politique.

Deux journées originales en partenariat avec le Collège des Bernardins 

L’originalité des deux journées sera de combiner des conférences par les meilleur.e.s spécialistes du sujet, des ateliers d'écriture et une conférence-spectacle par Bruno Latour. Jusqu’ici, la religion chrétienne, formée à une époque qui ignorait encore cette mutation largement causée par l’activité humaine, n’a pas encore mesuré l’immensité des enjeux.

L’encyclique du Pape François Laudato Si’ a certes joué un rôle d’éveil et d’alerte, mais elle n’a pas encore été assimilée par les fidèles. Le but de ce colloque est de laisser la figure nouvelle de Gaïa ébranler autant que possible les formes d’expression de la religion. Il porte autant sur la science du système Terre que sur la mythologie, l’exégèse et la politique.

Des conférences par les meilleurs spécialistes du sujet

  • Dominique Coatenéa, enseignante, chercheur au Centre Sèvres - Facultés Jésuites, Paris
  • ​François Euvé, théologien, directeur de la Revue Etudes, Centre Sèvres - Facultés Jésuites, Paris
  • Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, professeure au Conservatoire National des Arts et Métiers, titulaire de la Chaire Humanités et Santé
  • Émilie Hache, philosophe, maitresse de conférences, Université Paris Nanterre ; chercheuse associée au Groupe d’études constructivistes (GECo), Université libre de Bruxelles
  • Bruno Karsenti, philosophe des sciences sociales, directeur d’études, EHESS
  • Bruno Latour, philosophe, sociologue, anthropologue et co-responsable du séminaire Les sources de l’insensibilité écologique du Collège des Bernardins
  • Jean-Pierre Lemaire, poète
  • Tim Lenton, professeur, University of Exeter (Global Systems Institute)
  • Jean-Louis Souletie, doyen du Theologicum - Faculté de théologie et de sciences religieuses, Institut Catholique de Paris
  • Isabelle Stengers, philosophe, professeur de philosophie des sciences, Université libre de Bruxelles
  • Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, enseignant, Musée National, Rio de Janeiro

Des ateliers d’écriture :

Ils sont un modèle maintenant bien connu pour permettre aux intervenants, avec l’aide d’un.e spécialiste, d’explorer de nouvelles formes d’expression. L’irruption de Gaïa oblige à de profondes modifications dans les métaphores qui servent depuis toujours à l’expression de relations entre le ciel, la terre, la vie, l’enfer, l’avenir, le salut, l’éternité etc.

Ces relations sont exprimées de mille façons dans les psaumes, prières, cantiques, rituels, mais aussi dans l’ancrage territorial des églises et des collectifs humains. Il est difficile de les modifier pour les mettre à l’unisson de la mutation climatique par de simples conférences. Il est intéressant de mettre en pratique collectivement des tentatives quitte à se tromper et à tout reprendre. Ce que les ateliers du colloque vont permettre.

Les ateliers thématiques :

  • Hymnes et cantiques
  • Rituels : partage d’expérience et expérimentation
  • Terrains de vie

Une conférence – Spectacle : « MOVING EARTHS »

  • Par Bruno Latour.
  • Mise en scène Frédérique Aït-Touati.
  • Projet avec le soutien de la Fondation Carasso et la participation du DICRéAM

Tout le monde se souvient de l’affaire Galilée et combien elle a ébranlé les anciennes visions du monde. La même chose arrive aujourd’hui avec ce que l’on pourrait appeler « l’affaire Gaia », cette hypothèse à la fois scientifique et mythique proposée par James Lovelock et Lynn Margulis. Si « la terre qui se meut » de Galilée est bien connue et a fait l’objet de l’admirable pièce de Bertold Brecth, « la terre qui s’émeut » pour reprendre l’expression de Michel Serres, est beaucoup plus contestée. D’où l’immense intérêt de reprendre la pièce « La Vie de Galilée » mais de lui donner une nouvelle résonance en dressant le parallèle avec « la Vie de Lovelock ».

Une exposition sur le bio-mimétisme

L’Institut Catholique de Paris vous permet de découvrir pendant tout l'événement la galerie-expo* sur le biomimétisme : une série de planches pédagogiques expliquant et illustrant toute une palette d’innovations bio-inspirées, aussi diverses que surprenantes. D'un côté un grand visuel de nature inspirante, et de l'autre côté en miroir, une histoire d'innovation qui en a été inspirée. Vous serez surpris et ne verrez plus la nature de la même façon !

*Exposition prêtée gracieusement par NewCorp Conseil, organisateur du rendez-vous Biomim'expo
 

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