Antoine Rouher, Diplôme Universitaire de Médiateur

Musicien, auteur, Antoine a suivi la première partie du Diplôme Universitaire de Médiateur lors de la session d'automne 2009, puis il s'est ensuite inscrit en seconde partie pour être diplômé en mars 2011.


Pourquoi avez-vous suivi cette formation ?


Cette formation a été une réponse à un sentiment fort né à peine quelques mois plus tôt.
Un sentiment – ou un pressentiment - qui m'invitait à m'intéresser de près à la médiation. Musicien et auteur, j’ai suivi depuis mes études de sciences politiques une voie prioritairement artistique. Je n’imaginais pas me consacrer passionnément à autre chose qu'à la musique !


A peine revenu d'un périple aux USA afin de consolider mon répertoire musical anglo-saxon, me voilà à Paris en instance de repartir tenter ma chance dans le nouveau monde. C'est alors que l'on m'invite à un « café de la médiation » organisé par l'IFOMENE à l'Institut Catholique de Paris sur le thème du conflit israélo-palestinien.
C’est alors que plusieurs de mes proches - et moins proches - me font cette remarque : « je te verrais bien médiateur ». Qu'est-ce que toutes ces coïncidences ? … et je ne crois pas beaucoup au hasard. Me voilà donc confronté à un choix. D'autant que quelques expériences en tant que coach artistique notamment me renvoient à ce don supposé...Deux jours avant la clôture des inscriptions, préoccupé de savoir « comment vais-je payer mon inscription ? » et « est-ce vraiment ma place ? »… une amie me tend la somme exacte qu'elle avait de côté pour ce type « d'œuvre » et sans que je n'aie rien à lui demander....Non ! il n'y a pas de hasard. Et je mes suis dès lors lancé dans cette aventure.

Pourquoi avoir choisi l'Institut Catholique de Paris / IFOMENE ?

Comme vous l’avez vu, tout naturellement, puisque ma rencontre avec le monde de la médiation s'est faite grâce à l'IFOMENE. Il est vrai aussi que l'actualité était pour moi en résonance avec cet établissement puisque j'apprenais à la même période, que le gouvernement créait le Pôle religion au Quai d'Orsay, et que sa direction reviendrait à Monsieur Joseph Maïla, co-créateur de l'IFOMENE. C'était d'autant plus encourageant que je trouvai passionnante la mission de cette nouvelle structure.

Votre sentiment général sur la formation ?

Une formation très riche où les enseignements et les enseignants eux-mêmes proviennent de très larges horizons. Imaginez : côtoyer simultanément un chef d'entreprise, un psychanalyste, un avocat, un philosophe ! Ce fut pour moi un atout considérable et une source de contentement personnel que cette réelle diversité au service d'une cause, d'une oeuvre de justice.

Que vous a apporté la formation d'un point de vue personnel ?


Certainement la conviction d'avoir fait un bon choix dans ma vie en m'investissant dans la
médiation. La formation m'a apporté une compréhension, un regard renouvelé sur ce qu'est la Justice, et plus largement sur les valeurs humaines. Aussi, un regard différent sur ce qu'est le conflit. Finalement cette formation m'a aidé à entrer dans un nouveau paradigme au niveau de la pensée, de ma vision du monde et m' a également outillé concrètement pour mettre en oeuvre la médiation. Et puis l'apport réside aussi dans un certain enthousiasme, là où des situations me seraient apparu il y a encore peu de temps peut-être insolubles. De la liberté en somme !

Pourquoi insistez-vous sur la diversité des approches ?

Ce n’est pas tant pour vanter les mérites de chacune des approches, mais loin de toute « pensée unique » sur la médiation, la richesse des enseignements proposés par l'IFOMENE permet à la fois de s'équiper d'un point de vue de la pensée, de pénétrer une épistémologie dirais-je et d'y prendre part, et aussi d'acquérir des techniques et connaissances aussi bien juridiques que psychologiques dans l’esprit de la médiation.

Je dirai qu'il est bon d’avoir un tel choix et de pouvoir se perdre pour mieux se retrouver, dans un voyage philosophique et psychanalytique pour aborder ensuite l'analyse transactionnelle ou systémique, se rencontrer toujours d'avantage, échanger, comprendre où en sont les institutions et la loi, puis s’exercer sans cesse, pratiquer, pour se retrouver finalement dans le cas concret d'une entreprise qui doit limoger monsieur x et s'employer concrètement à trouver des solutions...

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