Les Humanités au cœur du cycle des Études doctorales de la Faculté des Lettres

Publié le 28 novembre 2017 Mis à jour le 26 janvier 2018

Élever l'étudiant au meilleur de lui-même, l'accompagner dans sa démarche réflexive et s'appuyer sur les Humanités pour dire le monde, c'est la vision des études doctorales en Lettres, Langues, Histoire et Histoire de l'art que nous partage le Pr. Wiel.

CED_FDL_métamorphoqe_WIEL_2017

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L'Humanité en récit, le pouvoir des fables

Le Cycles des études doctorales propose une approche croisée et complémentaire : littéraire, philosophique, historique, théologique, anthropologique...

Il s’agit d’interroger l’humanité de l’homme d’un point de vue pratique : comprendre ce que peut signifier agir/exister humainement (ou non), c’est explorer des pratiques qui la font exister (ou non), c’est parler de quelque chose qui se passe entre les hommes et qui dépend d’eux. De cela, nombre de récits témoignent et livrent une représentation de l’humanité, l’on peut aussi les recevoir comme une invitation à faire en commun le choix de l’humanité : conversion, métanoia à confirmer sans cesse et en faveur de laquelle peut jouer le « pouvoir des fables ».
Séminaire avec notamment Jean-Baptiste Amadieu, Pierre Brunel, Pierre Cahné, Oussama Nabil ...

La thèse, un atout précieux

Se rendre capable d’élaborer et de défendre une thèse, c’est avant tout se livrer à un exercice de pensée critique : c’est apprendre à douter, à débattre, à se déterminer et à répondre de sa propre pensée. C’est déjà beaucoup ! Et les qualités de problématisation, de réflexion et d’élaboration d’un discours construit qu’un tel exercice cultive ne favorisent pas seulement une insertion critique dans sa propre culture : elles constituent en outre des atouts précieux pour s’insérer dans des milieux professionnels forts divers qui ne se cantonnent pas à l’enseignement.

L'université face au défi de l'ouverture au monde

Travailler à cette rencontre nous demande d’abord de nous approprier de manière critique nos propres Humanités, de nous garder du double écueil de leur naturalisation et de leur absolutisation : renoncer à incarner l’universel, reconnaître le caractère particulier, contingent de nos dispositifs culturels est un préalable nécessaire…mais non suffisant ! Encore faut-il comprendre en quoi consiste leurs différences/divergences : alors, il devient possible de reconnaître entre eux un « air de famille », de comprendre en quoi tous ces « visages » nous concernent et nous disent quelque chose d’une humanité partagée.

 
CED_FDL_WIEL_2017 Véronique Wiel, professeur HDR à la Faculté des Lettres de l'ICP, membre de l’Unité de Recherche « Religion, Culture et Société » (EA 7403) vient de publier Usage du monde et liberté à l’âge classique, Paris, Honoré Champion, coll. Lumière classique, 2017