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Janvier 2019, voeux du Recteur Philippe Bordeyne

Publié le 14 janvier 2019 Mis à jour le 16 janvier 2019

« Tout est bon à vivre, rien n’est médiocre et tout doit être aimé ». C'est par ces mots que le Recteur Philippe Bordeyne a ouvert la cérémonie des vœux 2019 à la communauté universitaire.

« Tout est bon à vivre, rien n’est médiocre et tout doit être aimé ; même la banalité, parce qu’elle n’existe pas, même l’effort, parce qu’il faut qu’il existe […]. Notre corps et notre esprit sont à l’œuvre et peinent, mais l’espérance éclaire nos pas mieux qu’elle ne le fait encore de l’horizon. […] Chaque instant est un cadeau qu’il faut savoir saisir, quoi que nous en fassions. “Agir est une joie, percevoir est une joie aussi, et c’est la même. Nous ne sommes point condamnés à vivre ; nous vivons avidement. Nous voulons voir, toucher, juger ; nous voulons déplier le monde.” (Alain) »

À l'aube de cette nouvelle année, je voudrais vous offrir ces paroles de France Quéré théologienne protestante :  « Tout est bon à vivre, rien n’est médiocre et tout doit être aimé ». Voilà ce que je souhaite du fond du cœur à chacune et à chacun pour l’année qui s’ouvre : ce regard positif, qui ne gomme ni les aspérités ni les difficultés de la vie, mais qui laisse place à l’espérance.

La fin de la citation de France Quéré est tirée du philosophe Alain : « Agir est une joie. Nous voulons voir, toucher, juger ; nous voulons déplier le monde ». Ces paroles vous diront l’ardeur qui est la mienne en ce début 2019. Ayant tourné l’étape décisive que fut Campus 2018, j’ai hâte que nous puissions mener à bien les projets que nous sommes en train d’inscrire collectivement dans le plan stratégique de l’ICP. Ce nouveau projet nous mènera jusqu’au jubilé de 2025, lorsque l’Institut Catholique de Paris fêtera ses 150 ans, « l’esprit grand ouvert sur le monde »

 

Travailler ensemble à la construction du Bien Commun

Au moment où notre pays traverse une crise incertaine, je veux particulièrement remercier tous ceux qui ont permis que notre établissement continue à fonctionner durant les samedis marqués par des manifestations importantes et des violences dans notre ville, comme dans d’autres villes en France. Ces événements nous replacent devant la question politique par excellence, celle de la construction du Bien commun ; et aussi devant le cœur de la mission d’une université : forger toutes les compétences dont les jeunes ont besoin, celles que leur apporte un cursus d’études, et celles que réclame notre commune citoyenneté.
 

Le Bien commun suppose que chacun puisse se sentir partie prenante d’une aventure collective, dont les fruits soient véritablement partagés selon la justice, et qui garantisse la paix à tous.


À ce propos, je vous invite à lire ce court passage ( Cf. encadré ) du pape François dans son allocution pour la journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2019. Par ce message il nous renvoie à la fonction qu'il reconnaît à l’université. Il estime qu’elle peut et doit lutter contre la fragmentation qui menace nos sociétés, principalement par les armes spirituelles et pacifiques qui font qu’une université est fidèle à sa mission :
  • le partage des savoirs ;
  • l’attention à la globalité de la personne et à toutes ses potentialités, notamment spirituelles et sociales ;
  • les relations entre les générations et entre les disciplines ;
  • l’ouverture aux vrais problèmes de notre temps ;
  • la contribution active aux réseaux internationaux qui favorisent la solidarité avec les régions moins pourvues en institutions de formation.  

Forger en miniature ce dont le monde a le plus besoin à grande échelle

Cette conviction est déjà au cœur de notre projet : l’ICP peut et doit forger en miniature ce dont le monde a le plus besoin à grande échelle. L’objectif de combattre la fragmentation sous toutes ses formes fait sens pour aujourd’hui et pour les années qui viennent. Il nous permettra de rassembler nos forces à tous les niveaux de notre établissement. Avec Campus 2018, nous avons déjà consolidé les bases pour l’avenir : une première étape de rénovation de notre campus historique, qui s’ouvre désormais sur la cité ; la reconnaissance par l’État de notre Unité de recherche de l’ICP « Religion, culture et société », évaluée par le HCERES l’an dernier ; le soutien apporté aux initiatives étudiantes, afin de développer le meilleur de ce qui les anime ; la formation religieuse de tous ceux qui le souhaitent et la possibilité de construire une vie fraternelle inspirée par la foi chrétienne, dans le contexte de l’aumônerie ou du Séminaire des Carmes, mais aussi dans le cadre des facultés et instituts qui composent l’ICP.
 

Cinq chantiers pour 2019

L'année 2019 sera marquée par la poursuite de plusieurs chantiers, j'en nommerai cinq :
 
  • La négociation, dans les prochaines semaines, du nouveau contrat avec l’État ;
  • La poursuite de la transformation numérique ; je salue l’engagement de tous dans l'appropriation des nouveaux outils et leur inscription dans la vie ordinaire de chacun ;
  • La préparation de la rentrée 2019 : les ajustements académiques liés au nouveau cadre règlementaire de la licence, la préparation des équipements nécessaires à l’enseignement et aux événements des facultés ou de l’Unité de recherche, le recrutement de nouveaux étudiants avec la participation des enseignants, des étudiants et des alumni ;
  • les travaux préparatoires à la deuxième phase du projet immobilier car nous nous devons de continuer à améliorer les conditions d'accueil et de travail de tous ;
  • La célébration, essentiellement à l’automne prochain, du centenaire du Séminaire des Carmes, fondé en 1919, et du 130e anniversaire de la Faculté de théologie, fondée en 1889.
Pour l’heure, je me réjouis de vous voir si nombreux et je formule à nouveau, en ce début 2019, des vœux très chers pour chacun d’entre vous et pour ceux qui vous sont proches.

Mgr Philippe Bordeyne,
Recteur de l'Institut Catholique de Paris

 
Arbre à voeuxÀ l'occasion des vœux, le Recteur a invité la communauté universitaire à répondre à l'appel lancé, le 11 décembre, par la Conférence des évêques de France, en confiant à un arbre leur souhaits pour les générations futures.

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