Gaïa face à la théologie | L’enjeu religieux de la mutation climatique

Publié le 7 mai 2020 Mis à jour le 7 mai 2020

Retours en vidéos sur ces deux journées de colloque international en partenariat avec le Collège des Bernardins.

Gaïa face à la théologie

Gaïa face à la théologie

Ces deux jours de colloque international en partenariat avec le Collège des Bernardins, issu d’une recherche sur les sources de l’insensibilité écologique, sous la direction de Bruno Latour et p. Frédéric Louzeau, a proposé de réfléchir aux manières dont la théologie, la politique, la science du système Terre et la mythologie peuvent faire face à Gaïa.

La mutation climatique oblige à prendre en compte une transformation profonde dans les rapports avec la Terre. Cette transformation est résumée dans la figure énigmatique de Gaïa, expression qui renvoie à la fois à de nouvelles sciences de la Terre et de nouveaux mythes. Jusqu’ici, la religion chrétienne, formée à une époque qui ignorait encore cette mutation largement causée par l’activité humaine, n’a pas mesuré l’immensité des enjeux. L’encyclique Laudato si’ du Pape François a joué un rôle d’éveil et d’alerte.

Avec : Dominique Coatanéa, Cynthia Fleury, P. François Euvé, Émilie Hache, Bruno Karsenti, Bruno Latour, Tim Lenton, P. Frédéric Louzeau, Camille Riquier, Jean-Louis Souletie, Isabelle Ste

(Re)Vivez le colloque en vidéo !

 

7 février 2020 à l'Institut Catholique de Paris

9H15 – 10H15

L’HOSPITALITÉ OÙ LES CHEMINS D’UNE NOUVELLE DYNAMIQUE DU BIEN COMMUN
Dominique Coatenéa, enseignante, chercheur au Centre Sèvres - Facultés Jésuites, Paris
Élargir la notion de bien commun de la sphère humaine à la sphère naturelle, en cultivant la vertu d’hospitalité jusqu’au niveau le plus originaire.
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10H15 - 11h15

GAÏA ET L’ANTHROPOCENTRISME CHRÉTIEN
Jean-Louis Souletie, doyen du Theologicum - Faculté de théologie et de sciences religieuses, Institut Catholique de Paris
Trois critiques de l’anthropocentrisme venues du christianisme : les lettres de jeunesse de Teilhard de Chardin, l’œuvre de Jürgen Moltmann et l’encyclique du pape François.
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11h30 – 12h30

L’URGENCE DE PENSER ET DE SENTIR GAÏA
Isabelle Stengers, philosophe, professeur de philosophie des sciences, Université libre de Bruxelles
Comprendre et développer la formule de Bruno Latour : « Du doigt, Gaïa montre la Terre tout simplement ».
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12h30 - 13h30

ESCHATOLOGISATION DE L'IMMANENCE ? L’AMAZONIE COMME TERRE PROMISE
Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, enseignant, Musée National, Rio de Janeiro
Ne faut-il pas que l’essence et le contenu de la religion soient ébranlés ?
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14h30 – 15h30

LE SOUCI DE GAÏA
Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, professeure au Conservatoire National des Arts et Métiers, titulaire de la Chaire Humanités et Santé
Présentation de l’hypothèse Gaïa comme un « mensonge utile », en se référant à La République de Platon, et proposant d’élargir l’éthique du soin au rapport avec la Terre.
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16h00 – 17h00

TERRE ET POÉSIE
Jean-Pierre Lemaire, poète
La poésie moderne avait déjà fait parler les fleurs, le ciel et les pierres, sans se limiter à la parole humaine.
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17h00

CONCLUSION
P. Frédéric Louzeau, théologien, directeur du Pôle de recherche du Collège des Bernardins
Camille Riquier, professeur de philosophie et vice-recteur à la Recherche à l'Institut catholique de Paris.
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Les vidéos de la journée du 6 février sont accessible sur le site des Bernardins : https://www.collegedesbernardins.fr/