Eglise & jardin des Carmes

Un patrimoine unique dédié à la vie universitaire, à la culture et à la spiritualité.



L'église Saint-Joseph-des-Carmes, le jardin des carmes et l'ensemble des autres bâtiments sont situé dans le quartier Latin, au cœur de L'Institut Catholique de Paris.

L’Église Saint-Joseph des Carmes

L’église Saint-Joseph-des-Carmes, consacrée en 1625, a traversé plusieurs moments historiques importants et connu de nombreuses affectations avant de devenir aujourd’hui l’église au cœur du site de l’Institut Catholique de Paris, dans laquelle sont célébrés les grands moments de la vie universitaire : messe solennelle de rentrée, Fête patronale de l’ICP (Immaculée Conception), Fête de la Saint-Thomas, patron des théologiens. Elle est également le lieu de célébration régulière du Séminaire des Carmes, de l’aumônerie des étudiants de l’Institut Catholique, de la communauté dominicale du quartier et de plusieurs groupes de prière. Elle est placée sous la responsabilité d’un recteur nommé par le Diocèse de Paris.

L’église Saint-Joseph est exceptionnelle à la fois par sa qualité architecturale mais aussi comme symbole d’un patrimoine historique, intellectuel et spirituel (les religieux carmes, les martyrs de 1792, Lacordaire, Ozanam) sur lequel repose l’Institut.

On accède à l’église par le 70 rue de Vaugirard. Chaque samedi, à 15h00, a lieu une visite guidée de l’église (sauf pendant le mois d’Août). Des visites de groupe sont également possibles pendant la semaine (prendre contact.)

Le site de l’église Saint Joseph des Carmes : www.sjdc.fr

Le Jardin des Carmes

Le jardin des Carmes, prolongeant le cadre architectural de l’église et du Séminaire des Carmes, est un îlot de verdure au cœur du 6e arrondissement.
À la fin du 18e siècle, ce jardin était destiné à la culture de la mélisse dont les moines tiraient une boisson de leur invention « l’eau de mélisse des Carmes ». 

Un peu d’histoire

1625



L’église des Carmes, consacrée le 21 décembre 1625 à Saint Joseph, est édifiée pour les religieux Carmes déchaux, issus de la réforme par Sainte Thérèse d’Avila de l’ordre des Carmes. Ces derniers viennent en France après la mort
d'Henri IV, à la demande du Pape Paul V. Ils sont accueillis par Marie de Médicis sur un large terrain en bordure de la rue de Vaugirard. La reine pose la première pierre d'une nouvelle église, le 20 juillet 1613. Les travaux prennent fin en 1620. C’est le premier dôme à l’italienne construit à Paris, il est peint à fresque en trompe l’oeil. Plusieurs grandes familles liées à l'ordre des Carmes contribuent au financement de la décoration intérieure. Les murs extérieurs de bâtiments du couvent sont enduits d'une peinture blanche et brillante. Cette couleur porte le nom de « Blanc des Carmes ». Les religieux produisent ici une eau de mélisse qui devient célèbre sous l'appellation « Eau des Carmes ».

1792

Sous la Révolution, en août 1792, l’église sert de prison aux
« prêtres réfractaires » refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé.
Plus de 160 prêtres y sont alors détenus. Le 2 septembre, après un simulacre de procès, environ 115 prêtres et évêques sont exécutés à l’arme blanche dans le jardin. Les reliques des martyrs du 2 septembre 1792 sont honorées dans la crypte. Le perron où a eu lieu une partie des exécutions est un autre lieu de mémoire.

1797

La religieuse carmélite Mère Camille de Soyecourt rachète après la révolution le couvent et l’église, et procède à la restauration des lieux. La façade de l’église, refaite à l'identique au milieu du XIXe siècle, abrite dans deux niches les statues de Sainte Thérèse et de Saint Joseph. Dans la crypte de l’église, se trouve le tombeau du Bienheureux Frédéric Ozanam (1813-1853), principal fondateur des Conférences Saint Vincent de Paul.