Recherche

Vers la théologie fondamentale liturgique

Publié le 24 mai 2017 Mis à jour le 29 mai 2017
Date :
le  08 juin 2017
Horaire :
de 14H00 à 18H00 Ajouter à mon agenda 08-06-2017 14:00:00 08-06-2017 18:00:00 40 Vers la théologie fondamentale liturgique Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie, en cotutelle (Institut Catholique de Paris - Faculteit Theologie en Religiewetenschappen, Katholieke Universiteit Leuven), par M. l'Abbé Philippe de Forges

Vers la théologie fondamentale liturgique. Étude critique du « tournant liturgique » de Catherine Pickstock du mouvement Radical Orthodoxy

John Milbank considère que la réflexion de Catherine Pickstock sur la liturgie fait opérer un « tournant liturgique » à Radical Orthodoxy. Selon Pickstock, le platonisme perfectionné par le christianisme conçoit la philosophie comme achevée dans la liturgie, de sorte que la dimension théologique de l’être se comprend à partir de la liturgie.

L’étude critique de cette affirmation conclut d’abord que Platon envisage la philosophie comme une confession doxologique du Beau qui honore la différence, alors que la grammatologie derridienne conduit à l’indifférence. Elle conteste, en revanche, la continuité ininterrompue entre le platonisme et le christianisme soutenue par Pickstock. Elle admet la critique de la spatialisation moderne, mais elle considère que la philosophie de Descartes sur le sujet et l’espace sont compatibles avec la théologie. Elle démontre, en outre, que la lecture pickstockienne du « rite romain médiéval » est phénoménologique et non pas théologique, et elle propose la requalification de l’œuvre de Pickstock en « philosophie chrétienne ».

La thèse invite par conséquent à l’élaboration de la « théologie fondamentale liturgique » dans laquelle la liturgie est reçue comme la source première de la théologie fondamentale. Elle inaugure cette approche en démontrant que la clarté des signes, la spatialité et la temporalité de l’être humain sont comprises comme des vérités révélées dans la liturgie et connaissables selon la raison philosophique.