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La pensée ecclésiologique d’Yves de Montcheuil à propos des interventions de l’Église dans l’ordre temporel

Publié le 26 juin 2017 Mis à jour le 27 juin 2017
Date :
le  26 juin 2017
Horaire :
de 14H00 à 18H00 Ajouter à mon agenda 26-06-2017 14:00:00 26-06-2017 18:00:00 40 La pensée ecclésiologique d’Yves de Montcheuil à propos des interventions de l’Église dans l’ordre temporel Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr Leticia Santiago ced.theologicum@icp.fr false DD/MM/YYYY

Soutenance de thèse en théologie, en cotutelle (Institut Catholique de Paris - Faculteit Theologie en Religiewetenschappen, Katholieke Universiteit Leuven), par M. l'Abbé José Herimbola

La pensée ecclésiologique d’Yves de Montcheuil à propos des interventions de l’Église dans l’ordre temporel. La fin surnaturelle comme principe

La question relative au droit d’intervention de l’Église dans l’ordre temporel reste un problème complexe dans le rapport de l’Eglise à la société. L’expérience montre qu’elle fait souvent l’objet, soit de malaise, soit de confusion, soit de malentendu de la part de la « conscience moderne » pour reprendre l’expression de Pierre Haubtmann.

Ce malaise, cette confusion et ce malentendu obligent à poser, à nouveau frais, les questions suivantes : l’Eglise a-t-elle vraiment le droit d’intervenir dans l’ordre temporel ? Si oui, de quelle manière ? Quel est le principe qui fonde ses interventions ? Pour y apporter quelques éléments de réponse, nous avons interrogé un « philosophe et théologien jésuite » peu étudié encore aujourd’hui : Yves de Montcheuil (1900-1944). La raison de notre choix est l’originalité des solutions ecclésiologiques qu’il propose : en raison de la fin surnaturelle de l’humanité en vue de laquelle elle a été fondée. Si elle le juge opportun, l’Église peut et doit intervenir dans les aspects moraux et religieux des affaires temporelles ou politiques.

Selon cet auteur, elle a le droit de donner des directives ou des conseils. Elle le fait, soit par le biais de la conscience de l’homme (en l’occurrence les baptisés), soit sous la forme d’influence sur l’État. Le jésuite dépasse ainsi les principales conclusions suggérées par Réginald Garrigou-Lagrange, Jacques Maritain et surtout Charles Journet auquel il s’oppose sans le nommer.