Soutenance
le 27 février 2017, de 14H30 à 19H00

Analyse des facteurs institutionnels de l’échec au baccalauréat en Haïti

Soutenance de thèse en sciences de l'éducation par M. l'Abbé Jean-Mary Luc

Analyse des facteurs institutionnels de l’échec au baccalauréat en Haïti

On ne peut véritablement appréhender, aujourd’hui, la question de l’échec au baccalauréat dans le système éducatif haïtien sans se resituer constamment dans son contexte historique. L’échec au baccalauréat constitue un phénomène qui fragilise le système éducatif haïtien et l’économie de ce pays. C’est donc une situation qui incite à nous interroger : Quels sont les facteurs explicatifs qui engendrent le fort taux d’échec aux examens officiels du baccalauréat en Haïti?? Pour essayer de répondre à cette question, nous avons établi deux hypothèses, lesquelles sont validées à partir des données statistiques PISA et une enquête de terrain menée en Haïti. Les résultats obtenus sont les suivants : dans les pays de l’OCDE, les élèves des écoles privées sont plus performants que ceux des écoles publiques ; ceci est aussi vrai pour les écoles privées religieuses en Haïti mais ce n’est pas vrai pour les écoles privées dites « borlette ». En effet, l’une des principales caractéristiques du système éducatif haïtien est la forte proportion d’écoles privées, parmi lesquelles on trouve des types d’écoles très diversifiés dont notamment les écoles « borlette » principalement fréquentées par les élèves d’origine modeste. Nous montrons que ce sont six principales caractéristiques typiques aux écoles « borlette » qui expliquent l’échec au baccalauréat de leurs élèves. Nous faisons en conséquence des propositions pour remédier à ces problèmes.


 
Contact mail :
Claire REVERSEAU
Lieu(x) :

Institut Catholique de Paris
ISP - Faculté d'Education
3 rue de l'Abbaye, 75006 Paris
Salle 604

Publié le 28 février 2017 Mis à jour le 30 janvier 2019

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