Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Igor : Je suis étudiant en première année de Doctorat à la FASSE. Auparavant, j'ai étudié à en Master "Economie solidaire et logique de marché", dirigé par Madame Elena Lasida. Ma thèse portera sur l'étude des pratiques communautaires liées au développement durable en zones urbaines. Il s'agit d'étudier le développement durable sous l'angle de l'action collective territorialisée. Les pratiques de consommation en sont un exemple.
Anne-Sarah : Je débute une thèse à Paris X Nanterre en codirection avec la FASSE. L’an passé, j’ai suivi la formation du master ESLM après avoir fait un parcours de sociologie historique à Nanterre. Ma thèse porte sur les référents éthiques liés aux pratiques qui se réclament du développement durable et/ou de la qualité de vie. Par une approche comparative d’écologie sociale, ma thèse aborde la construction des représentations sociales, en lien avec la transformation des pratiques et de leurs sources de légitimité.
En quoi le travail mené par le master ESLM peut il intéresser une entreprise comme Veolia Environnement ?
Igor : Le cœur de métier de Veolia Environnement - la gestion des flux urbains - est avant tout un travail technique. Les compétences de Veolia Environnement sont de ce fait orientées dans ce but. Mais, il apparaît aujourd'hui que ces métiers entrent en ligne de compte dans, ce que l'on peut appeler, le développement durable en zone urbaine. On sait que le développement durable se décline sur les fameux trois piliers (économique, social et environnemental). Si Veolia Environnement se situe naturellement sur le pilier écologique, leur intuition est que leur métier va au delà, touchant ainsi les autres piliers. C'est ici que s'arrêtent leurs compétences et que commence la réflexion menée au sein du master ESLM, à savoir les aspects économiques et sociaux du développement durable. Cet angle de travail permet de lier l'activité de Veolia Environnement à ces aspects du développement durable.
Sur quel thème travaillez-vous pour Veolia Environnement ?
Igor : L'étude menée actuellement porte sur la qualité de vie. Il s'agit de comprendre le lien entre cette notion et le développement durable, et comment l'action de Veolia Environnement s'inscrit dans cette démarche. En tant qu'acteur de la vie urbaine, Veolia Environnement a un impact non négligeable sur la qualité de vie dans ces zones.
Comment fonctionne le groupe de travail ?
Anne-Sarah : Nous sommes trois permanents sur ce projet, deux thésards et une chef de projet, Elena Lasida, directrice du master ESLM. L’essentiel du travail de fond est réalisé entre nous trois. Nous avons en plus deux comités :
- un comité de pilotage ponctuant l’avancée du projet ; il comprend des universitaires et des personnes ayant une bonne expérience de l’action en milieu urbain
- et un comité de thèse qui se réunit deux fois par an.
Quel est votre rôle ?
Anne-Sarah : Nous sommes les "petites mains" du projet, nous effectuons les recherches et rédigeons les rapports en fonction de ce qui est décidé en comité de pilotage. Mais notre propre analyse est pleinement prise en compte, nous contribuons activement à la réflexion dynamique qui est menée entre tous les intervenants du projet.
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